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Quelle place donnez vous à la confiance mutuelle sur une échelle de 1 à 10 et pourquoi ? Comment établissez vous le lien avec votre cheval ? ( ne faite vous que le monter ou non?)

Quelle place donnez vous à la confiance mutuelle sur une échelle de 1 à 10 et pourquoi ? Comment établissez vous le lien avec votre cheval ? ( ne faite vous que le monter ou non?)
Je dirai comme les autres 10 voir 23 ! Et pour créer la relation, je dirais essaie de "l'amuser", quand il se voit il se dit "enfin, le temps était long !" Au lieu de "Ohhh non encore du travail"... et puis perso, j'ai eu une super relation avec un cheval en a peine un mois sans jamais monter dessus et avec des conditions (pas de saut, pas de selle....) alors que j'ai mis 2 ans a avoir une relation avec un cheval que je montais souvent! En gros, j'ai l'impression que moins tu montes, plus vite ca va
Pour moi, je dirai bien entendu 10 voir même plus. Sans confiance ni d'un côté ni de l'autre, je ne suis pas sûre que l'on aille bien loin.

Pour le lien, ma situation est celle d'une cavalière de club. Donc pas évident pour tisser un lien. Mais j'ai eu de la chance d'y arriver avec mes 3 chevaux de concours. Bien sûr, je les montais une fois par semaine plus les concours. Mais à côté de ça, je passais les voir souvent, pour les brosser, juste passer du temps avec, les câliner...

Donc je pense qu'il y a une question de feeling de base, un peu comme pour les humains et puis il faut du temps et donner de son temps.
Merci beaucoup de vos réponses 👌🏼💪🏼
Je fais tellement de choses avec je la monte tap balade en main des jeux mais aussi des petites pause broutages je pense un 8
La confiance est primordiale, je joue beaucoup avec mes chevaux, leur expliquer les bases de respect à pied, juste faire leurs soins, et bien sûr je les monte
Je ne saurais pas donner de note, parce que je ne me vois pas "classer" ce genre de choses. Pour moi, les indispensables d'une relation saine entre cheval et cavalier tient autant de la confiance mutuelle que du respect, de l'écoute, de "l'obéissance", de la compréhension, de la prudence... et aucun de ces éléments ne prévaut. Ils doivent tous avoir la même valeur, que je noterai de 10 sur 10 ! Et cela vaut pour chaque petite chose qui doit exister pour que tout se passe bien entre la monture et son cavalier.

Pour ce qui est d'établir le lien avec un cheval, je dirais que cela dépend du contexte.

Ma plus belle relation reste celle que j'ai avec la jument de mon voisin, que je côtoie depuis 6 ans et dont je m'occupe comme si j'en était propriétaire depuis deux ans. En effet, j'ai appris à la connaître à travers l'observation d'abord : pendant 4 ans, je n'ai fait que l'observer dans son pré, puisque je n'avait pas encore la permission d'y entrer ! Je la brossait par-dessus le fil électrique, je courais à côté d'elle le long de la clôture, mais la plupart du temps que me contentais de la regarder depuis la maison, à se rouler, brouter, se gratter...

Je n'en avais pas conscience, mais je comprend maintenant qu'une phase d'observation permet d'en apprendre beaucoup sur un cheval, avant-même d'établir le moindre lien.

C'est d'ailleurs ce qui m'a permis, 4 ans plus tard, de l'aborder à pied en toute sécurité. Les circonstances ont fait que j'ai appris à interagir avec elle dans son pré, en totale liberté. J'ai pris les précautions nécessaires bien sûr, mais je la "connaissais" pour ainsi dire déjà, et en très peu de temps j'ai obtenu d'elle l'immobilité au pansage, le suivit en liberté au pas, le reculer d'une simple pression, l'arrêt à côté de moi... alors que tout cela se déroulait dans son pré, qui était "son" espace, puisque que c'était son espace de vie. Or, comme chacun sait, il peut être difficile d'évoluer avec un cheval dans un espace qui correspond normalement à un endroit où il est libre de ses mouvements.

Mais lorsque j'entre dans le pré, c'est comme si je changeais la fonction de ce lieu : sans moi, le pré est l'espace de vie, mais dès que j'y suis, l'attention de la jument se centre sur moi. C'est ce que j'appellerai personnellement un "lien", car c'est ce que je connais de plus fort avec un cheval, et je suis arrivée à ce stade avec de l'attention et de la réflexion.

Il faut savoir que durant 5 ans je n'ai jamais monté cette jument, je ne lui ai même jamais mis un licol. L'an dernier, j'ai fait une ou deux balades avec elle en filet, mais je ne l'ai pas renouvelé, faute de matériel adapté. Et pourtant, c'est avec cette jument que j'ai le lien le plus fort que j'ai jamais établi avec un cheval. Donc je dirais que non, pour établir un lien, aucun besoin de travailler en selle !

En revanche, je monte parallèlement en club, où j'ai quelques coups de cœur, dont un en particulier, pour un petit cheval que je monte régulièrement. Avec lui, j'ai d'abord été séduite par son attitude sous la selle. Maintenant, je travaille davantage à pied avec lui, mais je sais que je n'ai pas, et n'aurais peut-être jamais, de vrai lien avec lui, tout simplement parce qu'il voit passer des dizaines de cavaliers, et que je ne suis près de lui qu'un jour par semaine.

Désolée de ce pavé, mais cela me paraissait nécessaire pour expliquer la réponse que je vais faire : la confiance mutuelle compte à 100%, comme bien des notions telles que le respect, et pour moi établir un lien nécessite du temps, de l'écoute, mais pas forcément du travail monté (même si cela me plaît énormément !).
3. Je dirais 9 ! dans le cas d'un propriétaire, ce lien est encore plus fort. La confiance mutuelle est primordiale autant pour le cheval que le cavalier. Je donne la note de 9 car le cavalier doit conserver a l'esprit qu'il travaille avec un être vivant et que le risque Zéro n'existe pas. Il doit tout de même rester vigilant.

4. Pour moi le lien passe par les soins en premier lieu. Passer du temps avec son cheval, découvrir les endroit où il affectionne les massages/ gratouilles.. le pansage c'est la phase par laquelle on prépare le cheval à accepter nos demandes futures, c'est aussi un moment de relaxation et de bien être pour lui. En concours, je vais souvent voir ma jument au boxe, car je pense qu'à ce moment, je suis le point de repère avec son quotidien et ça contribue à la garder calme. Je travaille assez peu a pied car elle est plutôt nerveuse et pas à l'aise avec ce concept ... j'instaure aussi des rituels qui ont tendance à la rassurer : l'appeler quand j'arrive, donner un petit bonbon ou morceau de carotte, utiliser les brosses dans le même ordre ... etc. A cheval, en dehors du travail, les balades sont à mon sens, un bon moyen de renforcer les liens car le cheval est obligé de faire confiance à son cavalier concernant les chemins à prendre et l'allure à adopter.