Elisa Cher Saut d'obstacles | 11 Questions | 54 Réponses

Je suis passionnée d’équitation depuis toujours, mais en ce moment je me remets un peu en question : J’ai l’impression d’exploiter un animal, de lui De lui imposer mon plaisir de monter. Suis-je la seule à y penser ?

Je suis passionnée d’équitation depuis toujours, mais en ce moment je me remets un peu en question : J’ai l’impression d’exploiter un animal, de lui De lui imposer mon plaisir de monter. Suis-je la seule à y penser ?
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Salut Elisa ! Je te comprends à 300% ! J'ai monté pendant près de 10ans en club, mais les dernières années, je ne me sentais plus à ma place. J'avais l'impression d'être en décalage avec les autres qui voyaient concours, hauteurs de barres, fils d'intel, et j'en passe. J'ai eu la chance de pouvoir m'offrir à cette période ma ponette qui a radicalement changé ma vision. Je l'avais acheté pour le loisir, mais surtout dans le but de créer un lien, un vraie complicité. Au fur et à mesure que je la découvrais, je détestais de plus en plus de club. Je culpabilisais quand on me disait de gronder mon cheval car il avait refusé ou dérobé, ou bien de les voir se prendre une claque car aujourd'hui il refuse de chasser les hanches, ou bien je culpabilisais de monter un jeune de 3ans, de demander à mon cheval d'avancer pendant qu'il faisait son crottin, ou encore d'aller les chercher alors qu'ils faisaient leur sieste car c'était l'heure de mon cours. Beaucoup de choses où je ne me posais pas de questions avant qui m'ont subitement sautés au yeux et que je ne pouvais plus accepter. J'ai donc arrêté le club. Je l'ai repris ailleurs 3ans plus tard, mais le schéma était le même. J'ai eu la chance de tomber sur une prof très très respectueuse et à l'écoute, qui partait du principe que le cheval n'était pas heureux d'être là et donc qu'on se devait de le respecter au maximum. Elle m'a permis de progresser, de monter des chevaux délicats sans jamais s'énerver, mais voir des chevaux vivre au box, qui ne connaissent pas l'herbe, qui développent des tiques, qui ont mal au dos quand on met la selle, c'en était encore une fois trop pour moi... J'essayais pourtant de passer le maximum de temps avec, de leur parler, les récompenser, avoir une main douce, les emmener brouter après le cours... Mais ça ne suffisait pas à ma bonne conscience, donc j'ai de nouveau arrêté. A côté de ça, j'ai évolué avec ma jeune jument, qui est justement très compliqué à la monte. Après m'être battue pendant 3ans avec elle à la monte, j'ai tout simplement arrêté. Et je ne le regrette pas... J'ai développé ce lien, j'ai découvert toute son intelligence, sa curiosité, sa grande sensibilité. Au final, je ne monte plus, mais j'ai un lien avec elle que je ne saurais décrire et elle m'épate tous les jours. Comment j'ai pu monter à cheval autant de temps sans avoir découvert le cheval en tant que tel. Je ne blâme pour autant ni les clubs, ni la monte ! Certains chevaux aiment travailler, être montés, sauter, etc, mais ce n'est pas le cas de tous, et c'est à mon sens ce qu'on du mal a accepter! Le tout est que tu sois en accord avec ta conscience, moi j'en étais arrivé à un point que je culpabilisais de tout, donc je ne prenais aucun plaisir. J'espère que tu auras la chance d'avoir un jour ton propre cheval pour pouvoir évoluer comme bon te semble, en attendant, en étant douce et
agréable avec les chevaux de ton club, c'est déjà bien pour eux !
Je suis exactement pareille, je suis du genre à passer plus d’une heure et demi à préparer mon cheval, car je lui parle, je le caresse, si je ne le connais pas je tente d’établir un contact, pour moi c’est primordial, et à la monte je suis toujours en train de me demander si je lui fais mal, si je l’embête, ect.. Quand je vois des chevaux se prendre des claques car ils refusent un exercice, ça me brise le coeur car assez souvent on ne se pose pas la question de la cause de ce refus : Une douleur ? La peur ? Ou même la lassitude.. Enfin voilà, ça fait plaisir de voir que je ne suis oas la seule à avoir cette petite prise de conscience
Bonjour, je suis aussi dans le même "débat interieur", sauf que je suis propriétaire de 2 chevaux, et je trouvais que leur demander un travaille, une contrainte, juste pour mon plaisir était égoïste. Mais finalement, j'ai remarquer que lorsque j'allais les chercher au pré ils ne fuyait jamais et se laissait toujours bien atraper. J'en ai donc déduis que le travaille que je leur demandait leur convenait, le jour où ils partirons à l'autre bout du champ en me voyant arriver ou montreront des signes d'énervement ou de lassitude au travail, je reverrai toute ma façon de les travailler jusqu'à en trouver une qui leurs convient. En club, c'est plus conpliquer vu que ce n'est pas nous qui décidons de leurs travaille. Cependant, lorsque j'était en club, je fesait le maximum pour qu'ils passent le moment le moins désagréable possible, vous voyez? Du genre faire très attention à lui ai pansage et au sellage, et en cours ne pas lui arracher la bouche ou lui mettre de grand coup de talon, beaucoup le féliciter... pleins de petites attentions qui lui feront remonter un peu le moral
De lui imposer mon plaisir de monter. Et ça ma fait assez mal car je suis très engagée dans la cause animale, et j’ai l’impression que beaucoup de cavaliers voient le côté compétitif et superficiel de l’equitation, et pensent à eux avant de penser à leur cheval. Car oui, un cheval à bel et bien une conscience. Enfin voilà.. si j’avais les moyens j’arreterais de monter en club pour avoir enfin mon cheval et pouvoir m’en occuper dans un but de respect mutuel, mais bon j’estime n’avoir ni le niveau ni l’argent.. C’est assez fouillis comme texte mais qu’en pensez vous ? Suis je la seule à penser à ce phénomène de specisme et d’ »exploitation » ? Merci de vos réponses
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