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Les enrênements : Il y a les détracteurs et puis il y a les partisans. Mais vous, quelle est votre opinion là-dessus, vos arguments ? ça m'intéresse.

Les enrênements : Il y a les détracteurs et puis il y a les partisans. Mais vous, quelle est votre opinion là-dessus, vos arguments ? ça m'intéresse.
Bonjour Selvie, je ne suis pas non plus opposée dans l'absolu aux enrênements mais encore faut-il qu'ils soient utilisés à bon escient, choisis en fonction du cheval et de ses "besoins", avec un cavalier qui sait s'en servir (ou qui est vraiment bien encadré), et surtout bien réglés... Et malheureusement je trouve que ces conditions sont trop rarement réunies...
Pour ma part je les utilise surtout en longe (gogue, pessoa ou plus rarement pirelli selon les séances) pour donner un cadre et orienter l'attitude de ma jument, mais en veillant toujours à ce qu'elle engage et ajustés de façon à ce qu'ils se tendent à peine quand elle est dans son attitude naturelle (du coup ils n'agissent vraiment que si elle met la tête complètement en l'air et sont totalement relâchés dès qu'elle cède ne serait-ce qu'un peu). Par contre un enrênement quel qu'il soit serré et qui coince le cheval est prohibé pour moi !
À cheval au départ je la montais souvent avec une martingale à anneaux là aussi réglée assez long pour n'agir que si vraiment elle mettait la tête au plafond (jument qui en sortant des courses avait vraiment tendance à "faire la girafe" et bien sûr connaissait pas la mise en main, descente d'encolure etc), et très ponctuellement en gogue commandé (peut-être 10 fois en 6 ans 😉). Par contre j'ai horreur des rênes allemandes qui agissent quelle que soit leur position en ramenant la bouche du cheval vers le poitrail et donc vont l'inciter à s'enfermer voire franchement le coincer.
Je trouve qu'un enrênement peut être utilisé sur un jeune cheval (qui connaît déjà les bases bien sûr) avec la mise en avant et une main assez douce. Je les utilise pour accompagner mon jeune cheval dans la décontraction et les avancer concernant la mise sur la main, la bonne position tout en étant tout doux (avec les élastiques, ou un gogue commandé pour bien gérer). Une fois la "découverte" du travail agréable avec une bonne posture, je ralentis peu à peu l'utilisation des enrenements afin d'avoir un cheval bien mis avec un lors simple. J'utilise très peu de rênes allemandes, voir jamais. Tres peu de brise aussi, réservée à des chevaux déjà dressés au bouton aha. L'important est d'avoir un cheval "prêt" a utiliser un enrenement : droit, bien mis en avant, souple dans la bouche, donc décontracté...
Merci bcp à tous pour vos conseils ☺️
Je les utilisent ponctuellement, je préfère le gogue commandé, pour moi cette aide me permet de bien sentir si ma juju reste dans l'impulsion tout en venant se poser sur le mors
Les enrênements ont leur utilité mais leur utilisation doit être bien encadrée!

On ne peut nier qu'il existe de nombreuses dérives!

Il est toujours flatteur d'obtenir des résultats rapides, mais à quel prix!

Je finirai par rappeler l'adage :" Hâtez-vous lentement! "
@inessbk les rênes allemandes mal utilisées comme c'est souvent le cas sont un vrai cache-misère.

Votre cheval se posera sur votre main si l'impulsion générée par les postérieurs transverse son corps jusqu'à sa bouche et qu'il vienne se poser moelleusement sur votre main!

Là apparemment, sa bouche devient de plus en plus rebelle! C'est un problème de contact et de tact qui va éteindre l'impulsion... Vous avez plus un problème de main qu'autre chose!
Inès, je crois que vous n'avez pas compris d'où vient la mise en main. Cela ne se fait pas avec les mains justement. Voici un article qui l'explique très bien: https://blog.equisense.com/mise-en-main-cheval/
Hey ! Je suis du même avis que Aude. Il faut que se soit bien utilisé. Je monte actuellement mon cheval en rênes allemandes car je n’arrivais plus à le mettre sur la main et donc je bataillais avec lui. Maintenant on peut donc bien travailler :)
Pour ma part je ne suis pas pour ^^

La quasi totalité des enrênements sont focalisés sur la tête du cheval et sont presque toujours mal réglés par les cavaliers qui pensent que parce qu'on va mettre un gogue le cheval va se placer immédiatement au plus serré.
On a donc souvent un cheval bloqué, au dos creusé et qui ne pousse pas du tout avec ses postérieurs. Par contre c'est sur, il est placé.

La martingale à anneaux trouve grâce à mes yeux car elle ne bloque pas le cheval mais va limiter certains gestes avec lesquels il pourrait se blesser (type le cheval qui passe son temps à essayer de vous regarder dans les yeux ^^) mais elle ne le bloque pas.

Le Pessoa trouve aussi grâce à mes yeux car c'est le seul que je connaisse qui a été pensé de façon à faire engager le cheval (la base.) et que je me verrais utiliser un jour par conséquent..

Après, c'est souvent un raccourci dans le travail ou pour se faciliter le travail mais avec du temps et de la patience on peut s'en passer. (Pour un exemple de flemme de travailler, un jour j'ai croisé dans un centre équestre des shetlands avec des gogues. Juste parce qu'ils allaient faire une petite reprise de dressage. J'avoue que j'ai halluciné.)

Mon plus gros problème avec les enrênements reste qu'ils sont souvent très mal réglés par des cavaliers impatients ou mal encadrés et que ce sont toujours les chevaux qui en pâtissent.
Mais utilisés correctement, de façon progressive et supprimés une fois le problème réglé je ne vois pas de soucis à en utiliser :)
Je ne les diabolise pas non plus mais je les utilise peu ou par sur des courtes périodes pour m'aider à régler un problème.

Quand j'étais débutante, j'ai pas mal monté en gogue pour me concentrer sur des points spécifiques de mon équitation sans avoir à tout gérer directement.

Avec me première jument, j'ai utilisé les rênes allemandes pendants un court laps de temps. Je ne les mettais qu'en leçon, sous l'oeil attentif de mon prof. Comme pour le cheval de la soeur d'Aude, je sautais avec pour régler le même problème.
J'ai continué à utiliser les enrênements mais uniquement à la longe.

Avec ma jeune, j'ai utilisé les élastiques éducatifs; pas à chaque fois mais de temps en temps. Une fois qu'elle a compris le principe et que je pouvais avoir un placé bas dans le travail, j'ai travaillé sur l'abaissement des hanches et le placé plus haut.

Par contre, je serais ravie de discuter de la méthode d'Orgeix car je m'y intéresse et que mon prof d'obstacle utilise quelques principes de cette méthode qui correspond parfaitement à ma jument.


Je pense, moi aussi, que les enrênements peuvent aider certains cavaliers à régler certains problèmes à un moment donné de leur apprentissage. Un peu comme une embouchure plus dure à un moment donné (j'ai monté en Pelham pendant un mois, le temps de régler un défaut sur ma jument qui chargeait sur les barres)... après on a travaillé sans.
Les enrênements peuvent être bénéfiques et faire gagner un temps précieux...
Attention toutefois à ce que ça ne devienne pas une habitude, un cache-misère ou un outil de contrainte.
A utiliser en connaissance de cause et avec parcimonie.
hello Selvie !

Pour moi il ne faut pas diaboliser les enrênements :)
Ils sont un outil de travail qu'il faut veiller à bien régler et à utiliser avec intelligence. Ils ont un rôle éducatif pour le cavalier qui va apprendre à poser sa main, ressentir les bonnes sentions, agir de façon juste pour ensuite le reproduire sans.

En gros, ça permet à un cavalier en difficulté ou en apprentissage de se concentrer sur son fonctionnement plutôt que de galérer avec un cheval qui aura la tête en l'air ou battant à la main parce qu'il ne sait pas comment réagir face à cette situation.
Côté jeunes chevaux idem, ça permet de canaliser les plus coquins et au cavalier de rester décontracté.

Selon moi, il vaut mieux passer par une petite période avec un gogue commandé ou fixe, rênes allemandes, howlett pour apprendre plutôt que de galérer pendant des semaines et des semaines avec un cheval en inconfort. Malgré tous les efforts du monde, on ne monte pas comme les cavaliers de haut niveau ou les pro donc nos actions ne sont pas toujours juste et nos chevaux en pâtissent.. donc autant passer par une phase avec une aide artificielle pour apprendre à agir justement.

exemple du jeune cavalier à qui on va mettre un gogue pour dérouler sa reprise : il va apprendre à être précis dans son tracé, ses aides, à monter proprement sans s'occuper de la mise en main qui viendra ensuite .. il faut avancer pas à pas :)

je suis bien contente de pouvoir mettre des rênes allemandes à ma jument quand je suis en difficulté, et le Howlett à permis au cheval de ma mère de comprendre qu'il était inutile et inconfortable de lever la tête et de nous regarder dans les yeux ! du coup il est bien plus facile et sans enrênements maintenant ;) Encore un dernier exemple : ma sœur a monté son jeune cheval en saut avec des rênes allemandes ou martingale fixe pour l'obliger à s'arrondir et à rester bien tendu dans sa ligne de dos au dessus des sauts plutôt que des creuser... résultat il a beaucoup amélioré sa technique et elle a fin par lui enlever

Voilà mon avis : à utiliser bien réglé, intelligemment et ponctuellement !
Bonsoir,
Je suis contre car je monte avec la méthode d'Orgeix.
Les enrênements ont pour but de coincer le cheval dans une position, bien (trop) souvent fausse et inconfortable.
L'attitude juste d'un cheval est les hanches abaissées et la nuque relevée avec un cheval qui regarde devant lui et non par terre.
De plus, beaucoup de cavaliers utilisent très mal les enrênements (les serrent trop ou règlent trop court ou main trop forte) ce qui implique une baisse d'impulsion et donc un cheval sans locomotion.

Je pars aussi du principe que tout cavalier doit trouver la solution au problème et le régler avec diplomatie. Je trouve que les enrênements sont juste un moyen de soumettre le cheval pour que le cavalier soit plus "tranquille".
Voilà mon point de vue :)