Quelles est l'épreuve émotionnelle que vous avez du surmonter et comment avez-vous remonté la pente ? j'ai été très touchée par l'histoire de Catherine Tyree et sa jument Free Style.

Quelles épreuves vous avez traversé là... le sujet de la question pouvait paraitre délicat mais les retours que j'ai pu lire sont émouvants.

Bon courage à tous !
Je n'ai jamais mis de mot sur cette épreuve, je n'en ai même que très peu parlé.

J'avais 9 ans à l'époque, en 2000. Ce soir là, mes parents viennent me chercher au club, et me font une surprise : "choisis le poney que tu veux, il sera à toi". Sans le moindre doute pour moi mais contre toute attente je choisis LA bourrique, Canelle, celle qui a un caractère bien trempé, qui vire ses cavaliers quand ça lui chante mais une vraie beauté : aubère, une crinière à tomber et des yeux vairons.
On se met rapidement à l'endurance où elle performait, sur des épreuves jusqu'à 60 kms, une petite mascotte au milieu des PSA !

Entre temps, nous apprenons que ma ponette a pouliné avant que nous l'achetions, mes parents craquent, et ramènent la pouliche de 2 ans, Lolita.
On grandit toutes les 3, on déménage à 400 kms de là vers mes 12 ans, j'arrête de monter faute de motivation mais elles restent avec moi, dans leur pré, à la maison.

24 décembre 2015, en plein conflit familial avec mon père, je sors du travail et m'apprête à prendre la route pour aller fêter Noël. Je reçois un texto de mon père : "Canelle est morte, débrouille toi". Mon monde s'effondre. Je pleure encore en écrivant ces mots, deux ans plus tard elle me manque toujours terriblement.

J'ai relevé la tête grâce à Lolita, qui souffrait autant que moi, d'ordinaire brute et peu câline, elle restait collée à moi et cherchait mon contact.
Aujourd'hui, ma Lolita, qui est arrivée à ses 2 ans va en avoir 19, a le même caractère que sa mère, c'est que du bonheur,
moi, je remonte à cheval puissance 10, sors en concours, mais il ne se passe pas un jour sans que ma Canelle soit dans mes pensées, et dans celles de Lolita j'en suis sûre...
La première, ça a été quand ma shetland aux tendons bousillés a rendu les armes et qu'on l'a euthanasié.
Je rentrais de prépa pour un weekend après les écrits et après une énorme séance pansage elle m'a regardé s'est allongée et a refusé de se relever. On l'a relevé de force à plusieurs reprises mais elle a été abattue le mardi qui a suivi.

Et la en ce moment, mon bébé de 4.5 ans (non il n'a pas pris deux ans en janvier, je suis pas d'accord !) me fait douter... Pas méchant pour deux sous mais très émotif, puissant et doté d'une force d'inertie incroyable ! Quand il ne veut pas bouger il n'y a rien à faire.
Je tombe régulièrement et je me suis grillée le nerf ulnaire d'ailleurs. Enfin bref, un bébé comme un autre, je sais que ça va passer et je serre les fesses !
Le pire c'est qu'il était angélique au début mais une fois mis en souffle c'était foutu XD c'est plus facile de monter un cheval épuisé n'empêche !
On verra, j'ai demandé à l'ostéo qui est venu Jeudi matin et à la vétérinaire de Loën, il semblerait que la petite chaleur que j'ai sentie hier soit "normale" que de l'inflammation peut continuer de revenir légèrement avec la remise en route du tendon, mais à surveiller... Donc on est repartit pour faire refroidir l'inflammation pendant quelques temps le temps que tout se rôde avec la ré-éducation et en croisant les doigts pour que ça ne dégénère pas ou que ce ne soit pas un signe que ça n'ai pas fonctionné (Bien que, intérieurement j'ai un gros doute que ça n'ai pas marché mais soit, toujours un peu le même jeu sans fin ^^)

Arriver à un peu plus d'un mois du verdict me fait franchement stresser, la ré-éducation aussi mais on doit passer par là...

Merci pour vos messages les filles, mais je trouve ça tellement abusé de claquer des chevaux comme ça et s'en sortir comme si de rien était, c'est quelque chose que j'ai réellement du mal à avaler... Je fais une erreur je peux l'admettre même si parfois ça peut m'embêter, mais dans un cas comme celui-ci, des excuses ou simplement admettre que ce serai "possible" que ça vienne de là, ça aurait été la moindre des choses... Mais pas alerter la cavalerie de ses amis et clients fidèles comme la véto pour discréditer l'état de santé de Royal avant qu'il ne fasse son travail de boucher...Sachant que Royal à un check des membres tout les ans depuis pas mal d'années maintenant et que tout coïncide avec sa ferrure et les causes plus que probable de ce type de blessure.

Et oui, c'est bien là que je regrette qu'il ai été castré un peu avant son achat, je l'aurai bien vu avec une jument de selle rousse :p Quoique je ne suis pas certaine que j'aurai pu le garder entier avec le caractère qu'il à déjà ou même si je l'aurai pris avec moi XD

Je vais voir pour le Be Cool, j'en avais utilisé sur lui il y a de ça pas mal d'années (au moment où il commençait sa crise existentielle...) et les résultats avaient étés faussés puisqu'il est tombée malade au même moment et avait clairement, une fièvre de cheval (Et comme d'habitude il à trotté, galopé, fait ses airs bien que plus planplan que d'habitude...mais il était à 38,9° de température et ça ne faisait que grimper...^^"), du coup je ne sais pas pourquoi je n'ai plus pensé à retenter.

Les fleurs de bach fonctionnent assez bien sur lui en général tant qu'il sort, qu'il travail,...Ici je ne suis pas certaine que ce sera vraiment efficace vu la hauteur du baromètre, mais j'essaierai il faut juste que je pense bien à en prendre quand je vais à la pharmacie ;)
Toutes vos histoires sont différentes et toutes très touchantes.
Vous avez beaucoup de courage à avoir surmonté ou essayer de surmonter cela. Entourés ou avec une force personnelle incroyable, les bons souvenirs resteront à jamais à vous.
Merci d'avoir mis des mots sur ces moments et épreuves, vous m'impressionnez.

Frédérique je t'envoie toutes les ondes positives possibles pour Royal et toutes ces personnes sans scrupule qui continuent d'exercer n'auront jamais gain de cause !
Effectivement Frédérique.. Pas évident à vivre tout ça ...
La roue fini toujours par tourner et toutes les "mauvaises passes" ont une fin ! certaines sont juste plus longues que d'autres.

Pour le maréchal, j'ai une amie qui a eu sa jument flinguée comme ça à 8 ans .. un top jument super gentille, belles allures, top en CCE.. bref une crack sur mesure pour amateurs ! Le maréchal l'avait ferrée trop court 2 fois d'affilé et à genre 5 semaines d'intervalle... et ce maréchal exerce toujours ! Elle en est restée boiteuse à vie avec des phases de chute et d'autres ou elles a même pu re-concourir un peu (Elle a d'ailleurs contribué à notre 4e place en championnat de France par équipe en Am2 CCE)... Sa proprio était comme toi : le casse-tête pour trouver le travail adapté sans savoir si à chaque sortie elle allait boiter ou pas.. Quand elle a été un mieux, elle a décidé de la faire pouliner (plus facile avec les jument que les hongres lol)
Résultat elle a produit 2 top poulain dont un qui a tout raflé dans l'année des 4,5 et 6 ans en CCE puis a fait un peu de 2** sans trop de succès et elle l'a récupéré pour se faire plaisir sur les amateurs 3/2.. La pouliche de 3 ans est plus que prometteuse également.

Tout ça pour dire que suite à une mauvaise passe de plusieurs années, elle a pu rebondir :)

Une autre de mes amies a eu un coup de cœur dans une asso pour un cheval réformé de course (qui avait uniquement couru les entrainements).. Rapidement il s'est mis à boité.. il était arrêté puis remis au travail et ainsi de suite... Jusqu'à ce qu'il s'accidente dans un boxe en essayant d'en sortir... Il s'est blessé fortement et notamment à la gaine tendineuse sur un postérieur. Suite au check up véto, il lui a annoncé que le cheval était foutu : une bonne tondeuse à gazon bourrée d'arthrose à 6 ans, quasi immontable... Après 6 mois de pré, nouveau check up, le cheval allait mieux et avait l'autorisation de faire des petites balades montées de 15 min. Elle a pu le confier puis le donner a une de ses amies qui voulait plus un cheval de compagnie / petites balades au pas pour se faire plaisir le dimanche. :)

Voilà toutes les situations ne sont pas immuables ;) laisse parler les gens et suit les conseils de ton vétérinaire. N'hésite pas à avoir plusieurs avis d'ailleurs. Et fais comme toi tu le sens. Après tout c'est ton cheval pas le leur. Si tu laisse jaser ils finiront par se lasser. N'accorde pas d'attention à tous les ragots qui se disent. Perso je préfère me faire ma propre opinion.

Bon courage pour tes soins avec Royal. Pour le calmer pour ses sorties, tu peux lui donner du Kalm ou Be-cool ou instant magic ou encore fleur de bach qui devraient le rendre moinsexplosif :)
Bonjour Justine,

bon ce n'est pas une surprise, la dernière en date à commencé fin Avril 2017 et je pense que je n'en sortirai sans doute jamais...

J'ai eu à faire face à énormément de situations pénibles, certaines bien plus que d'autres dont je n'ai pas envie de ressasser particulièrement, quoi que, à quelques choses près on se croirait revenu à cette fameuse année: Mon grand cheval de concours blessé avec 2 claquages aux antérieures/La pouliche qui était quasi aussi grande que sa mère à 6/7 mois/Sa mère qui redevenait totalement déphasée/Le coté financier qui passait dans tout ce qui était possible et imaginable de faire à l'époque pour soulager mon tout grand cheval/Problèmes personnels car la famille ne cautionnait pas/Les factures qui s'accumulaient et la pénurie de paille/... Tout ça sur la même année.

Celle à qui je fais face, ou que je subis même plus par moment, c'est la blessure de Royal... Les causes principales de tout ça, le fait que je sois impuissante à cause de l'emplacement ce qui rend les "traitements" locaux inutiles voir impossibles,... Chaque sorties en main est une torture psychologique et n'ayant pas peur du mot.

Royal n'est pas facile à gérer alors qu'il le faut, je m'inquiète énormément car il explose, j'ai perdu un peu confiance en l'écurie où il est,... Et je dois me "battre" contre les avis de personnes trop bien pensantes qui, si je les écoutaient, me ferait le mettre dans un paddock depuis le début ou dans un marcheur, donc à l'encontre totale des avertissements de la clinique Equitom...

Là dedans je ne peux pas ni me retourner contre le fautif dans l'histoire, ni dire quoique ce soit, car au départ quand j'avais encore le franc parlé à la "c'estcommeçajenevaispasmentirpourtesbeauxyeux" en pensant encore bêtement que en tant que professionnel, on peut assumer ses erreurs même si la boulette dans ce cas présent est carrément énorme, un tas de personne très bons amis du "fautif" se sont liguées contre moi et Royal...Même une vétérinaire qui n'a pas vu le cheval, qui ne connait rien de l'histoire, mais qui protège les intérêts du gars en disant que cette blessure est impossible avec un mauvais ferrage/parage!... C'était Royal qui avait déjà un problème avant et moi qui ne savait pas ce que je racontais car je n'y connais rien...Et par dessus le marché je me lançais dans la région où je venais d'emménager et une de ces personnes, et je le tiens de sources sûres, c'est mit à me discréditer auprès de mes propriétaires et personnes qui s'intéressaient à mes méthodes,...ect... De manière complètement gratuite. "Elle ne sait pas monter, elle n'y connait rien,...ect..." et ça a été jusqu'à pousser une cliente à retourner sa veste!!! Elle ne l'a pas fait, mais il y a eut des doutes pendant quelques temps malgré la bonne marche du travail sur son cheval...Encore à l'heure actuelle les amateurs pour qui les paroles de ces personnes sont évangiles préfèrent les écouter, jusqu'à prendre ce même maréchal ferrant...Qui je le sais de source sûre également, à déjà flingué les pieds de pas mal de chevaux de selle, le mien à juste tiré sur la corde avant de se plaindre.

Les seuls appuis que j'ai viennent de personnes extérieures à l'écurie, dont des personnes que je ne connais pas et qui on entendu parler de Royal et de cette sombre histoire et qui me soutiennent dans le sens où je n'ai même pas besoin de donner de nom pour que ces gens me disent "Ca ne m'étonne pas...Tu n'es pas la première et ça ne m'étonne pas que tu ai eu des emm*rdes"

Autant je m'en fiche des gens, quoique aller jusqu'à m'enquiquiner pour les soins et me discréditer car on à une dent contre moi pour une histoire dont on est même pas censé se mêler car pas concerné du tout... Mais c'est Royal qui me rend malade. On arrive au bout du chemin avec la ré-éducation qui recommence et à la moindre petite chaleur je perds toutes ma confiance en mon jugement et tout mes moyens. J'avais déjà très peur des boiteries, je suis servie et même si d'un coté il n'y a pas de raison que ça rate (il y a un pourcentage plus fort que ça ne fonctionne pas ou pas bien mais après tout ça et le mental du cheval, il y a de bonnes chances surtout qu'il ne boite plus et donne les pieds, à plus que ce qu'il ne faut pour sa blessure,...ect...), autant mon manque de confiance me murmure toujours "Tu ne sais pas si il va s'en remettre, il ne va pas s'en remettre...Prépare toi quand tu ira à la clinique tu auras une mauvaise nouvelle"...

En toute honnêteté, si Royal n'en sort pas je crois que je laisse tomber l'équitation et tout ce qui va avec, ça me rendrait vraiment malade de perdre mon cheval et que des personnes sans scrupules continuent d'exercer ou se mettent à encore une fois modifier les choses pour se contenter qu'un cheval ne se soit pas remit.
Mon histoire est certainement moins triste que les autres, et d'ailleurs toutes celles que j'ai lu mon beaucoup touché !
Pour ma part, c'est la période de doute que j'ai eu 2 semaines après avoir acheté mon cheval.
J'ai travaillé très dur pour pouvoir réaliser ce rêve absolu, depuis que j'ai 10 ans je souhaite avoir mon cheval. Aujourd'hui j'ai 25 ans et c'est enfin arrivé.
J'ai trouvé Bingo à l'aide de mon coach. Un beau cheval gris (qui ressemble au premier cheval que j'ai eu en dp et qui m'a tant appris), bourré de qualité, mais pleins de sang et pas dressé. Visite véto ok, je l'achète.
Et 5 jours après je prends la chute de ma vie. Cela faisait déjà 3 fois que je me faisais embarquer en panique pleins gaz dans le manège. On va dans la carrière, j'étais tendue, on saute trois croix et mon cheval m'embarque au point que je ne puisse ni tourner, ni l'arrêter ...au triple galop. On a foncé droit sur un chandelier, autant te dire que j'ai valsé la tête la première. J'ai eu mal à la tête pendant trois jours (frôlée certainement le trauma crânien) . Après ça j'ai eu deux semaines très dures. Car j'étais juste dégoûtée, j'avais tellement rêver de ce moment, d'avoir mon cheval que bien sûr j'avais idéalisé, tout ça.
Et de me rendre compte que je m'étais fais très peur, et que j'étais vraiment tendu et tremblante seulement à l'idée de le remonter, ça m'a fait beaucoup de mal. C'est terrible d'avoir peur de son propre cheval.
Aujourd'hui, cela va incroyablement mieux. J'ai accepté de prendre le temps, de tout remettre à zéro et travailler les bases avant toute chose. Bingo est incroyable et progresse très vite. Mais je n'ai pas encore regaloper dans la carrière, ça viendra rapidement je l'espère. Mais je connais également les vieux démons de ce cheval qui parfois peuvent prendre le dessus (certainement cheval frappé).
Si j'ai pu surmonter tout ça, c'est également grâce à mes deux moniteurs qui m'ont beaucoup soutenu, et qui m'ont dit qu'ils seraient toujours là pour m'aider, et qu'ils s'adapteraient à mon rythme ... tout en me poussant quand il le faut =)
Acheter un cheval avec beaucoup de personnalité c'est à la fois merveilleux ... et beaucoup de remise en question.
Certainement la vente de mon premier cheval, je l'ai eu à ses 2 ans, on a traversé beaucoup de choses, je ne savais pas apprendre le respect à un cheval, il a vite pris le dessus. Puis petit à petit, avec de l'aide, on a réussis à avancer ensemble, dans le respect, si bien qu'à ses 5 ans il part en débourrage puis je le met en pension dans mon club afin d'être encadré. Cependant ma monitrice met trop de débutants sur son dos, au lieu de le mettre à des confirmé, elle savait très bien son caractère et en quelques semaines il virait tout les débutants de son dos, j'étais donc la seule à la monté, et on s'en sortait très bien. On avait beaucoup progressé. Mais vu qu'elle ne pouvait plus l'utiliser elle a décidé qu'elle ne le garderais pas, je n'avais pas le niveau pour le reprendre toute seule chez moi, c'était trop dangereux et les prix de pensions dans les autres club était trop cher pour nous. J'ai du m'en séparer, c'était très dur car il m'a tout appris et on a vraiment beaucoup progressé tout les deux. Je sais qu'ou il est il est très bien et c'est tout ce qui compte.
Mais pour le coup j'ai arrêté de monter, c'était plus lui que l'équitation en vérité. Le goût du travail à pied m'est revenu avec ma nouvelle ponette et je vais sûrement recommencer à monter la jument d'une amie pour m'amuser.
Aussi, j'ai du me faire à l'idée de piquer ma jument à cause d'une grosse boiterie (j'ai un post à ce sujet) mais on sait mtn qu'elle est en clinique qu'elle va s'en sortir.
Voila voilà
Moi c'est la mort d'un poney de mon club que j'aimais énormément j'ai remonté la pente grâce à un autre poney de mon club que j'aimais aussi beaucoup et aussi grâce à mon chien.
Personnellement ça a été la perte de ma jument emportée par une colique foudroyante 😔
J'ai remonté la pente grâce à une amie qui m'a proposé sa jument en demi- pension et grâce à elle la douleur s'est apaisée jour après jour.
Mais ça ne m'empêche pas de pleurer quand je repense à tous ces moments passés avec elle.
J'ai de la chance car je n'ai jamais eu à gérer le décès d'un cheval.. Mais certains départs ont été très douloureux.
Notamment mon cheval de 7 ans avec lequel j'évoluais depuis 3 ans qui a été diagnostiqué d'un grave pb de dos (plus de disques dans la zone sacro Héliaque), j'ai du prendre la décision de m'en séparer, ne pouvant lui offrir une vie de balade et pré avec les potes en région parisienne. Il restera mon premier cheval, mon cheval de cœur même si mon autre jument a été (et est encore) la jument d'une vie.

J'ai mis quasi 1 an a accepter cette transition sur ma jument qui avait alors 4 ans, un caractère bien trempé, un rebond de malade, qui a chopé la pyro en arrivant, qui cassait les clotures du pré, m'arrachait toutes les couvertures.. Bref une bonne chipie qui était a l'opposée de mon gros nounours d'une gentillesse hors pair et beaucoup de cœur au travail.

Avec la jument que j'ai vendu récemment, j'ai eu de gros moments de doutes, de chutes de moral ... Quand j'ai été éliminée sur le CSO du Lion d'Angers.. je n'ai pas compris et ai vraiment voulu abandonner .. Idem la veille des championnats de France, séance durant laquelle elle était quasi immontable, le stage avec Mathieu Lemoine qui était catastrophique .. J'ai ragé, pleuré, déprimé puis grâce à mon coach et à sa femme qui ont su trouver els mots justes j'ai repris courage ! ;)

bref l'équitation est une réelle remise en question de tous les jours, il faut savoir s'entourer de gens bienveillants et professionnels ;)
Cela fait sept ans que je la côtoie, donc on commence à bien se connaître, même si je ne la monte pas. Mais un cheval n'est pas fait pour vivre seul, et c'est difficile pour elle, car je ne peux pas remplacer un congénère.

Andréa, je comprend que tu te sois sentie trahie. Quand j'ai découvert que Câline n'était plus là, j'en ai voulu au propriétaire. Il ne l'a pas vendue le jour-même, alors il aurait facilement pu me mettre au courant, et il ne l'a pas fait. Quand on sait que c'est exclusivement moi qui m'occupe de sa jument depuis plus de quatre ans, et que c'est moi qui ai bossé la pouliche, je me disais que j'aurais quand même pu être mise au courant.

Mais on est jeunes, ce n'est pas nous qui payons, alors que ce soient les parents ou non, ils se disent que ce sera plus simple si nous ne sommes pas là pour nous y opposer. Quitte à blesser très profondément.

Dans mon cas, je peux comprendre, au fond, cette jument n'est pas la mienne. Mais dans un cas comme le tien, je pense que tes parents ont commis une grosse erreur. Mentir à ses enfants n'est pas la bonne solution pour faire passer la pilule, même si sur le moment pour eux ç'a été plus facile, mettre ce genre de chose entre ses enfants et soi, ce n'est jamais bon.
Très belle histoire Mathéa, le rapport que tu as avec Sibelle doit être très fort.

Andréa, terrible des adieux de cette sorte, on doit se sentir trahie. Après quand on a pas le choix...
Je pense que la pire chose que j’ai vécu est la vente de ma jument que mes parents parent m’ont caché, j’etais en voyage quand je suis rentrée j’avais plus qu’1h pour profiter de nos derniers instants...😭
Personnellement, ce que j'ai vécu de plus difficile, cela a été le départ d'une pouliche de "ma" jument.

Sibelle est une comtoise et elle appartient à mon voisin, qui est ravi que je puisse m'en occuper. Il l'a achetée pour produire des poulains comtois, donc elle en a eu plusieurs, qu'il a vendu assez tôt, une fois le sevrage fait. Mais pour Câline, ça a été un peu différent. En effet, cette pouliche-là est restée trois ans avec nous, car le propriétaire ne trouvait pas à la vendre.

Autant dire qu'en trois années passées dans le même pré que sa maman (voyant qu'il ne la vendait pas, après le sevrage, le propriétaire l'a remise avec sa mère, faute de place), elles ont développé des liens très forts. Surtout que Sibelle vit toute seule au pré, donc avoir sa pouliche avec elle, ça lui a changé la vie.

Elles jouaient toutes les deux, elles broutaient ensemble, galopaient comme des andouilles ensemble, dormaient ensemble... Pour moi, ç'a été l'occasion d'apprendre à connaître et à manipuler un poulain pour la première fois. Sibelle était une jument très douce, qui me connaissait depuis 4 ans, et qui me faisait confiance, ce qui fait que j'ai pu approcher Câline très tôt sans qu'elle s'en formalise le moins du monde.

J'ai suivi Câline avant, pendant, et surtout après son sevrage. Je lui ai appris à accepter le licol, à donner les pieds, le tout sous le regard bienveillant de Sibelle qui n'a jamais posé problème lorsque je lui "empruntait" sa pouliche pour travailler.

Je me suis énormément attachée à cette petite comtoise fougueuse mais respectueuse. Je savais bien qu'elle partirait, mais le temps passait, et ça n'arrivait pas, alors je profitais d'elle autant que cela m'étais possible.

Et puis un jour "ce qui devait arriver arriva". Quand je suis arrivée au pré, plus de Câline. Le propriétaire avait trouvé à la vendre, en Ardèche, c'est tout ce que j'ai su. Du jour au lendemain, j'ai su que je ne la reverrais pas.

Mais le plus difficile, ç'a été de voir Sibelle tourner en rond dans son pré, appeler, appeler jour et nuit, marcher la tête basse, s'emballer à chaque cheval qui passait... parce qu'elle n'était plus habituée à sa solitude. J'ai passé avec elle autant de temps que possible, j'ai été là presque tous les jours, pour qu'elle ne déprime pas. Mais c'est une jument plus forte que ça.

Elle a sympathisé avec le chien de la voisine, avec qui elle fait des courses endiablées le long de la clôture. Elle m'accueille toujours avec autant de joie. Elle galope toute seule, elle broute toute seule, dort toute seule, mais ne perd ni sa santé de fer, ni sa vigueur, ni son enthousiasme, ni sa douceur. Il y a des juments qui ne s'en seraient pas remises. Mais quand je regarde Sibelle, ses crins blonds fournis, son énergie, ses membres solides, ses oreilles dressées, je me dis que c'est la jument la plus forte que j'ai jamais rencontré, et je me dis que j'ai une chance incroyable de l'avoir.
Oui ça a était dur on avait grandi ensemble, elle était née 15 jours avant moi. On a fait plein de bêtise ensemble.

Oh oui ça la était et d'en parler est douloureux .
Très triste pour sa mère, si il est maintenant dans une bonne famille c'est le principal.

On a parfois des choix très dures à faire.
Pour moi ça a était la vente de mon premier cheval, il est né a la maison comme son père et sa mère.
J'ai était obligé de m'en séparer à cause de mes études, j'étais loin et mon cheval, il ne s'entendait pas du tout avec mon père et il en était dangereux...
J'ai vécu 8 ans de pur bonheur, j'avais 12 ans quand il est né, ça a était merveilleux. C'était un cheval formidable qui doit l'être encore je pense. Je lui avais tout appris, les bases en longe, dressage cso.
Quelques jours avant de le vendre il le sentait, très proche de moi encore plus qu'à son habitude.

Quand la personne est venu l'essayer, il me regardait en permanence en ce demandant ce qu'il se passait, et puis quand ça a était le moment de monter dans le van ça à était le pire moment. Il me regardait, son hennissement et avec plein de peur etc, j'ai bien entendu pleuré quelques heures. Je sais qu'il est dans une bonne famille.

1 an plus tard j'ai perdu sa mère, elle a fais une déprime à la suite du départ de son fils...
@jujugrg Effectivement ... :(
Déjà quand on en perd c'est terrible un mais alors plusieurs.
Ils te suivront toute ta vie même si ils ne sont plus présents à travers tes plus beaux souvenirs (et les plus beaux tours que tu leurs a appris ;) )
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