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Je suis vraiment très stressée quand je monte un poney vif un peu nerveux ou un jeune cheval. J’ai toujours peur de ne pas réussir a le contrôler. Quels sont vos conseils?

Je suis vraiment très stressée quand je monte un poney vif un peu nerveux ou un jeune cheval. J’ai toujours peur de ne pas réussir a le contrôler. Quels sont vos conseils?
C'est exactement ce qui me bloquait aussi. Les idées préconçues qu'on se fait d'un cheval peuvent vraiment nous bouffer la vie. Avant de monter un cheval que tu ne connais pas, efforce-toi de ne pas demander à tout le monde des conseils. S'il y a des choses à savoir, ta monitrice t'en informera, sinon, c'est que tu dois monter comme d'habitude.

Si c'est un cheval sur lequel tu as déjà (hélas) une opinion toute faite et que tu appréhende, alors cherche une attitude "saine". Assise, concentre-toi beaucoup sur toi, sur ta position, tes aides. N'anticipe pas : quand tu passe dans un coin où un autre cheval à eu peur, ne te dis pas "ah il va avoir peur aussi". Vas-y avec décontraction, en chantant, en lui parlant si ça t'aide. Tu dois essayer de ne pas psychoter en permanence sur ce qui pourrait éventuellement-peut-être-on-sait-jamais-des-fois-que lui faire peur. Pour cela, concentre-toi sur ton propre corps, ta propre attitude et respiration, quitte à faire quelques tours de manèges sans rien faire d'autre, le temps que tu sois sereine.
Merci beaucoup pour tous vos conseils et vos réponses très complètes je pense que ca va beaucoup m’aider. En fait quand je monte un cheval ou j'ai entendu des rumeurs sur lui du genre « il met les cavalier par terre » etc ca me stresse et je me mets a demander a tous le monde comment il est etc et apres si je me fais l’opinion que ce cheval est tres difficile sans meme l’avoir monté ca me bloque et je ń’arrive a rien.
Coucou Charlotte,

Je me retrouve un peu dans ce que tu dis. Dans l'ancien club où je montais, je fais pas mal de chutes notamment à l'obstacle ce qui m'a développé une forte anxiété. En parallèle, j'étais assez timide et je n'avais pas forcément ce qu'on appelle "la niaque" donc j'avais du mal à m'en sortir avec des chevaux difficiles. A côté, je montais autre part en extérieur et je montais des chevaux pas toujours faciles et ça se passait toujours bien. J'ai arrêté en club pendant un temps, et j'ai repris quasi 3 années plus tard dans un autre club. J'avais demandé a être dans un cours de galop 5 (alors que j'avais mon 6) pour déjà être moins stressée, de pas me dire que je suis nulle par rapport aux autres, que j'ai pas l'impression de ralentir ou d'embêter le cours. Donc on a commencé très tranquille et je lui ai précisé ma peur à l'obstacle. J'ai commencé avec des loulous vraiment faciles pour vraiment reprendre une bonne position, etc. Et ça se passait toujours très bien, au fur et à mesure, elle me mettait des chevaux plus compliqués, plus chauds sur des cours de plat pas trop compliqués voir comment ça se passait et à chaque fois ça se passait bien.

En fait, cette mono te mettait un cheval que quand elle était sûre à 200% que tu avais le niveau (pas le cas de tous les monos) donc j'essayais de me convaincre de ça. Et le fait d'être dans un cour de niveau inférieur au mien aidait car les exercices étaient un peu plus simples, les hauteurs moins hautes mais je préférais rester sur des choses plus simples qui se passaient toujours bien. Au final, je me suis retrouvée la meilleure de mon groupe et pour moi qui avait toujours eu l'habitude d'être la plus nulle, c'était d'un côté "rassurant" de voir que j'avais quand même du niveau. Après cette mono essayait de vraiment s'adapter à toi, par exemple, elle trouvait que j'arrivais à vraiment calmer les chevaux chauds donc elle me les mettaient plus facilement, et globalement à l'obstacle elle me laissait des chevaux plus simples pour que je reprenne bien confiance. Après il m'est arrivée de monter quelques fois des chevaux plus chauds ou compliqués à l'obstacle sur des choses simples, et je me rappelle d'une fois où en fin de séance elle m'avait dit qu'elle me gardait un peu pour monter un peu les barres et rajouter un vertical, au début je lui ai dis non car j'avais trop peur que ça se passe mal et de tout gacher. Et au final, j'ai accepté, et tout s'est très bien passé, une jument détendue, je suivais bien les mouvements. On a finit sur 1 mètre, et même si ce n'est pas énorme, pour moi c'était énorme de sauter cette hauteur sereinement, surtout avec une jument réputée compliquée de base.

Il faut vraiment faire confiance à ton mono, il connaît tes qualités, tes défauts, ton type de monte et il peut donc adapter le cheval. Un cheval compliqué peut être monté par quelqu'un de meilleur de niveau, mais avec qui le style de monte ne colle pas. Moi je préférais les chevaux juste chauds que je calmais dans ma monte, ma respiration que les chevaux "cons" avec qui tu rentres plus facilement en conflit. Tout simplement car je suis timide et je n'arrive pas à m'énerver devant mon groupe et mono. Après avant chaque cours, quand je préparais le cheval, je passais un peu de temps avec, je l'observais, j'essayais de trouver des endroits de gratouilles qu'il aimait, de parler avec lui, de me mettre en confiance avant en quelque sorte, même si ça n'empêchait pas le stress de monter. Monté, je prenais vraiment le temps à la détente de souffler, de rester très calme, de rester sans étrier pour détendre mon corps, de capter un quelconque signe de décontraction de la part du cheval. Si je trottais et que je sentais que je montais en pression ou n'importe, je repassais au pas 2min en soufflant. J'essayais de rester vraiment concentré sur ce que je faisais, et d'écouter vraiment toutes les indications de ma mono. Comme dit Mathéa, des fois les autres comprennent pas mais bon si ça t'aides c'est le principal. Après le mono joue beaucoup, dans mon ancien club je ne me serais pas vu faire ça et la mono fonctionnait vraiment pas pareil, avec celle-ci on s'entendait vraiment bien, elle était à l'écoute et pourtant ferme et droite pour te forcer à te surpasser un peu par moment si elle sentait que tu en étais capable. Et c'était la seule avec qui j'aimais monter, la seule avec qui j'avais l'impression de progresser et avec qui j'avais vraiment envie de bien faire pour aussi lui prouver que sa méthode d'enseignement était bien.

Donc respire, fais confiance à ton mono, passe du temps avec le cheval avant, observe le moindre signe de décontraction. J'espère que tu arriveras à dépasser ça car moi je sais que ça me bouffait la vie car j'avais envie de monter et en même temps j'avais peur. Après pour ma part, c'était un problème plus large qui fait qu'en général dans la vie de tous les jours, je n'ai pas confiance en moi donc ça s'appliquait également au cheval, et j'ai également toujours eu peur du regard des autres, toujours peur de me sentir nulle, d'embêter le cours quand j'y arrive pas,... donc je ne sais pas si c'est le cas aussi pour toi, mais sinon il y a également un travail personnel à faire là dessus. Bon courage en tout cas :)
Bonjour CHarlotte !
La clé, également, c'est d'aller à ton rythme. J'ai vécu la même situation avec mon propre cheval.
La semaine d'essai avec lui a été parfaite car je n'avais aucun a priori. Je l'achète. 4 jours après je me fais embarquer une première fois dans la carrière. Et puis pendant 2 semaines je me fais embarquer à chaque cours. Ce qui a entraîné le fait que je sois tendue à chaque fois que je le montais, car j'avais peur qu'il parte comme un fou et que je ne puisse plus m'arrêter, et que l'on se fasse mal. Il m'a jeté violemment un samedi, ce qui a déclenché une réelle peur pendant 2 semaines.
A partir de là j'ai repris tout à zéro, à mon rythme. Lorsque l'on a un cheval chaud, si on est tendu c'est fini. Alors pas besoin de faire le cours exactement comme les autres, je me suis concentrée pendant un mois sur les bases. Pas dans le calme, trot dans le calme, transition. Au bout d'une semaine je me suis remise à galoper. Au début, juste en faisant deux cercles, après de plus en plus longtemps.
Et au bout d'un mois de travail, encadré dans le manège ou petite carrière, après l'avoir longé à chaque fois avant de le monter, et en avançant à mon rythme pour ne pas me faire peur. Et bien cela a payé, un cheval serein avec moi et au bouton.
Prends ton temps, n'ait pas honte de faire moins que les autres, respire beaucoup, concentre toi d'abord sur des choses simples. Et tu verras, chaque étape que tu passeras et te feras vite avancer vers ton objectif final = faire un cours normal sans stresser.
Si cela doit prendre deux semaine, deux mois ou plus, ne te prends pas la tête. Être patiente dans ce genre de moment, c'est la clé.
Coucou! Comme Lyna, je chante 😂 Ça aide énormément parce que ça me force à respirer et ma jument écoute ce que je dis donc elle est calme et revient beaucoup plus facilement quand elle pète en l'air!
Je suis dans le même cas. Le pire, c'est que quand je ne connais pas le cheval et que je le monte sans a priori (randonnée dans une autre écurie par exemple) je m'en sors toujours, même avec des agités du bocal.

Mais dès que c'est un cheval de mon écurie, que j'ai déjà vu mettre des cavaliers par terre, ou que je connais comme étant sensible ou trouillard, il n'y a plus personne, mon cerveau bug, j'attrape cette petite boule au ventre vicieuse... et je ne fais plus rien de bon !

Autant sur un cheval inconnu, j'ai les bons réflexes (s'asseoir, se grandir, ne pas tirer, agir-céder...) autant au club je me penche en avant, j'arrête de respirer, je perds mes moyens, et c'est n'importe quoi !

Alors même si c'est un problème que je n'ai pas encore totalement résolu, je me permet de te donner les petites clefs qui m'aident à m'en sortir, maintenant que ma monitrice me considère comme "bonne cavalière" (traduire "cavalière kamikaze" dans son langage, ce que je ne suis pas !) et me met des illuminés à chaque cours.

D'abord, dès le début de séance (quand ça ne chauffe pas encore haha), met-toi dans un bon état d'esprit : regarde loin, fais les coins, chantonne, profite, relève toutes les qualités de ce cheval et profite-en ("wahou, il a une foulée super confortable, oh la la, qu'est-ce qu'il tourne bien, cool il a du peps !" ect).

Ensuite, essaye de t'imaginer que tu es sur un de tes doudous (tu sais, ces chevaux imperturbables à qui tu confierais ta vie les yeux fermés !) et comporte toi de la même façon. Si tu as un cheval nerveux-stressé et que toi aussi tu l'es, chante ! Chante, parle, sans t'arrêter !

Des trucs bêtes, qui restent dans la tête, ou quitte à répéter toujours la même petite phrase, sur un ton rassurant, avec des syllabes longues : ça t'oblige à respirer, donc à te détendre, et ça détend ton poney fougueux par la même occasion.

Attention ; tu risques de passer pour la folle du manège (la nana qui parle toute seule, limite schizophrène) et en plus tout le monde saura que tu as les jetons. Mais crois-moi, on le vit très bien. Ta monitrice va peut-être se foutre un peu de toi, mais honnêtement, ça fait tellement de bien, et en plus, tu peux te moquer de toi-même avec elle, l'auto-dérision ça détend !

Sinon, dès que tu as l'occasion de monter un cheval que tu ne connais pas, profites-en, et résiste à l'envie de demander à tout le monde comment il est et ce qu'il faut faire avec lui. Lance-toi, et tu verras, monter sans a priori c'est bien plus facile !

Pour te donner un exemple, il y a deux ans je suis partie avec des amies en randonnée dans le Morvan : 5 jours en itinérance, avec des chevaux d'endurance bien habitués à l'extérieur, etc. Donc quand on est arrivées et qu'on m'a confié un petit poney qui avait l'air tout mignon, je ne me suis absolument pas méfiée, on est parties, et malgré quelques petits coups de cul de joie lors du premier galop, j'ai passé une semaine parfaite.

Rentrée à l'écurie à la fin du séjour, je croise la fille du gérant, et qu'est-ce qu'elle me dit ?
"Ah c'est toi qui a eu Avatar ?
- Heu oui.
- Et ça a été avec la terreur ?
- La terreur ?
- Il t'a pas un peu secouée ?
- Pas trop non, il a été chou.
- Ah bon, non parce que d'habitude on compte les chutes avec Avatar "
Autant dire que je me suis demandée comment j'avais échappé à ça ! Par la suite, j'ai remonté là-bas une pouliche de 4 ans à peine débourrée qui n'avait encore jamais couru (bien sûr à ce moment-là je savais qu'elle était jeune mais pas à ce point) et ça s'est très bien passé aussi. Alors que ce sont des arabes-shagya, donc quand même un peu sanguins.

Bref, pour te dire, respire, fais des essais, chante, parle, détend toi, et profite de chaque petite chose positive ! J'espère que tu dépasseras ça !
Coucou 🌸
Déjà essaie de commencer par le longer avant, comme ça il est plus tranquille et tu seras beaucoup plus détendue. Ensuite commence par monter dans un rond de longe, paddock, enfin un endroit où tu sais que tu es en sécurité. Perso, je demande à une copine de venir à pied avec moi :) histoire que je sois plus serène et qu'elle puisse me donner des conseils style "assis toi, respire..."
Ou essaie de parler à voix haute ou de chanter 😃 Sa aide beaucoup !
Ai confiance en toi et aussi en ton cheval ✨
Je pense que j’en suis capable mais voilà, et en plus je me dis que si je suis stressée ça le stressera donc ça me stresse encore plus etc c’est un cercles vicieux...