Juliette Leroy Loisir | 23 Questions | 154 Réponses

Les cavaliers ne sont pas connus pour leur capacité à se remettre en question, selon vous, quels points pouvez-vous améliorer, repenser pour votre cheval, votre monte,...?

Les cavaliers ne sont pas connus pour leur capacité à se remettre en question, selon vous, quels points pouvez-vous améliorer, repenser pour votre cheval, votre monte,...?
19
Comme je n'ai malheureusement pas de chevaux je ne peut pas parler en tant que propriétaire je n 'ai donc parler que de la technique dans ma réponses mais je pense qu'il y a plein d'autres aspects ou chacun peut se remettre en question.
Il est évident que le propriétaire qui doit gérer au quotidien un animal avec ses propres réactions, son caractère et ses besoins, a plus de responsabilités et passe plus de temps avec son cheval.

Dans cette perspective, il est donc forcément plus souvent confronté à des difficultés ou des imprévus, qui le poussent plus régulièrement à se poser les bonnes questions, et dans des situations plus variées.

Sa situation est tout bonnement différente de celle du cavalier de club, confronté à d'autres problématiques. C'est l'accumulation d'expériences variées (club, DP, propriétaire, compétiteur...) qui fait évoluer notre façon d'analyser nos actions et de les réévaluer lorsque c'est nécessaire.

Le travail que l'on fait sur nous-même est différent selon notre pratique, nos objectifs, nos moyens...
Dans mon entourage, peu voir aucun propriétaire ne monte véritablement seul. La plupart ont 1-2 séances par semaine avec un pro qui a un rôle critique sur la technique et un rôle de conseil sur les moyens mis en œuvre pour y arriver... Mais il dit encore ce qu'il faut faire, quand il faut le faire et comment il faut le faire sur la séance avec des chevaux qui ne sont pas de sa cavalerie.
J'ai monté en cadre club des chevaux compliqués, jeunes, immatures ou à recadrer. A aucun moment je n'ai vraiment pris de grosses décisions, a aucun moment je n'ai radicalement changé ma façon de faire.

Le déclic s'est fait quand je suis arrivée seule dans mon champs face à ma jument, ça ne veut pas dire que je ne me suis pas fait encadrer et que je n'ai pas demandé conseils à des professionnels extérieur extérieurs...

Je ne dis pas non plus que le cavalier club est passif et de contente d'obéir à ce qu'on lui dit, loin de là ! Je n'ai pas été une cavalière passive en club, j'ai expérimenté beaucoup de choses y compris le fait d'être la seule à monter une jument à recadrer pendant 4 mois, 3-4 fois par semaines avec un encadrement.
J'ai testé du matériel différent sur mon initiative et tout.
Mais j'ai été très cadré, les décisions importantes (mode de vie, axes de travail, duré et programme des séances...) je n'ai pas considéré cela comme un vrai travail critique envers moi même. La possibilité d'avoir un regard critique sur tes choix augmente fortement avec le nombre de choix que tu fais.
L'action de l'intervenant n'a aucun intérêt si le cavalier ne travaille pas sur lui-même derrière. De plus, le moniteur qui corrige systématiquement chaque petit défaut, cela se passe ainsi sur des petits niveaux. Lorsqu'on commence à évoluer, on n'est plus un cavalier passif.

On finit par monter des chevaux en apprentissage dont le dressage n'est pas aboutit, et le moniteur est surtout là pour guider, et plus pour contrôler. On cherche la bonne façon de monter tel cheval. Certes, savoir s'adapter à chaque monture, c'est important. Mais ce n'est pas ce dont je parlais en parlant de remise en question.

Tout d'abord, il est important d'avoir un regard critique sur sa monte. La remise en question, ce n'est pas le vrai point clef. Cela vient en complément, si c'est nécessaire (on peut avoir une monte juste, avec un certain cheval, cela existe, et dans ce cas, inutile de changer).

Et avoir un regard critique sur soi, c'est ce qu'on apprend en club. Sauf qu'on a l'appui d'un professionnel pour nous dire si ce qu'on constate de nos défauts/qualités est juste. Ce que n'a pas un propriétaire qui monte seul.

Le cavalier de club qui avance dans son apprentissage découvre des chevaux, par exemple jeunes, qui n'ont pas encore tous les codes. C'est alors au cavalier de chercher les bons codes à mettre en place. Le lien avec le moniteur ne diminue pas le travail que le cavalier fait sur lui-même. Il ne le facilite pas vraiment non plus. En revanche, il le soutient, dans le sens où le cavalier qui essaye d'analyser son équitation peut se tromper. Et dans ce cas, une fois l'analyse faite, le moniteur est là pour compléter, appuyer ou démentir ce que je cavalier à compris sur lui et sur sa façon de faire.

Le dialogue est primordial. Quand on exerce un regard critique sur ce qu'on fait, on est soumis au risque de se tromper. L'avis, l'appui, du moniteur, sont là pour la phase suivante, qui permet d'éviter les confusions. Un cavalier accompli est capable d'avoir un regard objectif sur lui-même, et encore. Les meilleurs continuent d'évoluer et d'apprendre. Alors, lorsqu'on ne compte pas parmi les meilleurs, il est nécessaire d'apporter un autre point de vue à ce qu'on a déjà analysé.

C'est cela, le rôle du moniteur.

Si, avec des débutants, il guidera chaque geste et donnera directement la bonne façon de faire, avec des cavaliers qui gagnent en autonomie, son rôle change.

D'une position où il dirige les actions du cavalier, il va passer à une position de soutien, où il se contente de donner des exercices à effectuer, et ensuite, de compléter ce que le cavalier aura accompli lui-même.

Un débutant qui achève son parcours aura droit à ce type de commentaire : "Tu dois améliorer ceci, tu es trop comme cela, tu dois plus agir avec tes jambes..."

Un cavalier qui "prend du galon" aura simplement droit à : "Alors ? A ton avis ? Qu'est ce qui va, qu'est ce qui ne va pas ?"

Et c'est là qu'est le déclic. C'est là que le cavalier, pour la première fois, est amené à avoir un vrai regard critique sur sa monte. Et c'est une fois ce regard acquis, qu'il pourra, éventuellement, et parfois avec l'avis d'un intervenant extérieur, changer sa façon de faire pour s'améliorer. La fameuse "remise en question".

Mais par cet exemple, je voulais souligner ceci : indépendamment de sa situation (proprio, DP, club, peu importe), tout cavalier, pour avancer, doit savoir, non seulement se poser des questions sur lui-même, mais aussi trouver un avis extérieur fiable pour l'appuyer et le compléter, voire, trouver plusieurs avis extérieurs. Parce que personne ne peut avancer seul. Parce qu'on apprend toute sa vie. Parce que l'erreur est humaine, et que plus on multiplie les points de vue, plus on limite les risque de se tromper.

La fameuse "remise en question" n'est pas quelque chose qu'on développe seul. Certes, il y a une grosse part individuelle de travail sur soi. Mais l'apport d'un autre regard est importante, voire nécessaire, pour limiter les risques d'erreur.
Suite à cela, je vérifie les chemins à pied avant où je descend pour inspecter la zone à franchir avant de passer avec mon cheval.

Face à un problème / une conséquence, la réflexion est faite par le cavalier et la résolution / les précautions pour ne pas reproduire viennent du cavalier.

La remise en question et la réaction viennent donc du cavalier directement et non plus d'un intervenant extérieur... Par contre un intervenant extérieur peut être une réaction adapté pour remédier à la situation ayant déclenché la remise en question.
Pour moi en club ce n'est pas vraiment un environnement propice à la remise en question du cavalier... À l'adaptabilité oui, à la remise en question moins.

Typiquement, pour ton exemple de blocage géré avec le TAP c'est une remise en question de ta monitrice et non de ta part (tu disais même être partie pour continuer sur ta lancée).
Tu ne peux pas vraiment intervenir sur le façon de gérer le cheval non plus, c'est le travail du moniteur de trouver la façon de faire qui convient le mieux à chaque cheval et de la montrer.
Théoriquement, tu as aussi des chevaux dressés et tu n'es pas responsable de la résolution de leurs problèmes de comportements ...

Ça n'empêche pas un cavalier club d'être doué et il est certainement plus adaptable qu'un proprio, meuf niveau remise en question ce n'est pas le milieu adéquat je trouve.

Pour te donner un exemple de remise en question je vais prendre mon cas avec ma jument. Ce n'est pas une anecdote dont je suis fière donc merci de ranger les éventuels commentaires malvenus.
Ado je partait en balade sur la ferme avec la jument sans faire vraiment attention à mes chemins, j'avais une confiance aveugle en ma jument. J'ai un jour traversé un talus, manque de bol il y avait de vieux fils de clôture et en descendant la jument s'est pris les pieds dedans. Tendon abimé aux deux postérieurs, infection assez importante, grosse facture véto alors qu'on était en pleins travaux dans la maison donc pas mal de soucis...
Image Horsealot's top user
Je suis d'accord avec Mathéa pour dire que les cavaliers de club, surtout quand ils commencent à avoir un peu de niveau doivent pouvoir d'adapter à un peu tout type de cheval. Mais pour moi ça relève plus de ce qui est connu chez le cheval attribué. Ex: Oscar c'est un gros bœuf, donc il faut le secouer, Prune, elle a une bouche délicate donc il ne faut pas tirer dessus, Aston charge les barres donc il faut rester calme, Rebelle à tendance à mettre des coup de cul, donc il ne faut pas trop s'en formaliser... bref si on monte un cheval par semaine, on s'adapte sans forcément se remettre en question pour la simple et bonne raison qu'on à pas le temps d'approfondir le fonctionnement du cheval. Donc on va adopter une monte un peu "universelle" qui marche plus ou moins selon les chevaux. C'est assez rare qu'un cavalier de club trouve LE truc qui fait que le cheval est complètement différent avec lui qu"avec les autres cavaliers

Quand dans un cours, la cession à la jambe ne marche pas sur un cheval (par ex), le moniteur va corriger la position du cavalier ou lui faire faire réagir le cheval (le remettre en avant, un petit coup de cravache ou de talon) mais le cavalier n'a ni le temps ni les moyens pour améliorer son déplacement, retravailler le cheval à coté, travailler sur lui..

Pour ceux qui montent souvent le même cheval, là on commence à avoir une vrai compréhension du fonctionnement du cheval en lui même, et le cavalier va aller de lui même chercher plus de précision dans les demandes (faire les coins, améliorer le rebond, fixer la mise en main...

Après je suis d'accord pour dire que les meilleurs cavaliers sont ceux qui peuvent monter une chèvre et en faire un super cheval (Cf : Mathieu Lemoine, Jeremy Leroy, maxime Livio, Marie-Charlotte Fuss etc... il y en a beaucoup) Et donc qui sont hyper adaptables.

Souvent quand on est DP ou proprio, on devient le cavalier d'UN cheval ou d'un type de cheval. Typiquement, avec ma vieille jument je gagnais beaucoup, avec celle d'après.. quelques rares podiums mais rien de fameux ! alors que dans les moyens, la deuxième était meilleure. Idem, du fait de ma rigidité naturelle du dos, les chevaux chauds sont à proscrire pour moi .. je m'entends assez moyennement avec. Par contre je te réveille n'importe quel gros tas ! ;)
Ce n'est pas ton avis que je voulais "démonter", c'est l'idée trop répandue que les cavaliers de club ne savent pas se remettre en question. Je rebondissait seulement sur ta remarque, mais je sais que certains clubs ne font pas ce travail de remise en question, et je ne doute pas que tu ais pu ressentir cela, je ne m'en prends pas à toi.

Je ne m'en prends à personne d'ailleurs, si ce n'est aux idées reçues, qui ont parfois la vie dure ^^
Image Horsealot's top user
Tu peux démonter ce que tu veux Mathéa c’est ce que moi je ressentais et c’est ce que mon groupe ressentait c’est tout ^^
Je suis d'accord avec ce qui a été dit précédemment : la remise en question, dans la mesure du raisonnable, est une clef indispensable pour progresser et avancer.

Cependant, il y a une chose que je voudrais éclaircir, et sur laquelle il existe beaucoup d'idées reçues : elle concerne les cavaliers de club. Je rebondis sur l'avis d'Hélène Lucas, tu dis que pendant que tu montais en club, tu ne te remettais pas en question parce que tu te fiais entièrement à ton coach.

Je sais que dans l'esprit de nombreux cavaliers, cette idée est répandue : quand on monte en club, on est guidé à chaque séance, on nous dit quoi faire, on varie peu le travail, et on écoute notre moniteur sans se poser de questions.

Cette idée, je me permettrais de la démonter entièrement. Pour moi, monter en club, c'est un des moyens de remise en question les plus efficaces.

Commençons par le commencement : en club, on change de cheval chaque semaine (en général, ou au moins jusqu'à un certain niveau), et on ne connaît pas sa monture à l'avance. On est donc obligé de s'adapter à chaque monture, et ce chaque semaine. Avec Untel on peut utiliser les éperons, avec Tel autre on ne peut pas. Avec Celui-ci un bas de jambe qui manque de fixité sera une faute impardonnable, Celui-là sera plutôt sensible de la bouche.

S'adapter à des montures différentes, au niveau de dressage différent, au passé différent, de tous âges et de toutes races, c'est clairement une obligation de réviser en permanence sa façon de monter. On peut avoir un défaut durant un certain temps, mais il est extrêmement rare de ne pas s'en rendre compte. Pourquoi ? Parce qu'un jour ou l'autre, on tombe forcément sur LE cheval qui ne pardonne pas cette faute. Et à ce moment-là, il n'y a pas d'autre choix que de se corriger.

Autre élément infaillible : le moniteur. Cette personne qui est là, au milieu du manège, si elle est qualifiée et fait correctement son travail, vous poussera toujours à vous remettre en question.

Il voit vos défauts, il vous donne les clefs pour les résoudre. Il vous voit corriger certains de ces défauts, il en voit apparaître d'autres. Il vous propose des solutions, si elles ne fonctionnent pas, il vous en suggère d'autres. Il a beau avoir souvent "sa" méthode, un bon moniteur ne néglige jamais une option qui pourrait aider son élève.

Avec un cavalier dans une impasse, il s'adaptera. Il poussera certains dans leurs retranchements pour les pousser à avancer, et avec d'autres, il privilégiera la douceur et l'encouragement. C'est un métier de relations humaines : il sait changer sa façon de faire, non seulement selon le public, mais aussi avec le même cavalier.

C'est lui qui peut vous pousser à changer votre équitation, même si lui ne monte pas ainsi, même s'il a l'habitude d'autre chose.

Je me permets d'inclure un exemple : J'ai toujours été une cavalière timide, facilement impressionnable. Un jour, j'ai fait un blocage après une chute. Ma monitrice m'a d'abord poussée à continuer, elle m'a un peu mis la pression en espérant me faire passer ce cap. Mais ça n'a pas fonctionné. J'essayais de m'y remettre, je me raccrochais à la technique, mais je perdais mes moyens.

Un jour, elle m'a fait descendre de cheval, et m'a dit d'attendre la fin du cours. Puis, elle est allée chercher le cheval qui me faisait peur, elle m'a collé un licol dans les mains, m'a accompagnée dans le manège, et on a fait une heure de travail à pied, des bases, des choses simples. Je n'avais jamais bossé de cette façon. Et j'ai eu une révélation. J'avais totalement confiance à pied, c'était magique. Peu de temps après, j'ai remonté, j'ai établis de nouveaux codes, et j'ai réalisé que ça fonctionnait.

On ne faisait pas de travail à pied en cours dans mon club. Mais quand elle a réalisé que le travail monté "à l'ancienne" ne me convenait plus, ma monitrice à su me faire changer de point de vue. Sans elle, je me serait obstinée, et peut-être dégoûtée. Mais elle a remis en question sa façon de m'accompagner, et par la même occasion, m'a poussée à me remettre en question moi aussi.

Tout ça pour dire : certes, être propriétaire d'un cheval avec du caractère pousse à se remettre en question. Mais monter en club, dans une bonne structure qui a une cavalerie variée et des moniteurs compétents, le permet tout autant. Voire plus.

En effet, il faut aussi penser qu'être propriétaire, si l'on monte souvent seul et sans regard extérieur, c'est prendre le risque de s'enfermer dans ses défauts, dans sa routine.

Quelle que soit la situation, tout le monde a la possibilité de se remettre en question. Pour moi, ce qui est important, ce n'est pas forcément de changer sa façon de faire : quand ça fonctionne, inutile de vouloir à tout prix changer.

Il faut simplement savoir faire la part des choses : se remettre en question, que ce soit en club ou avec son cheval, ne doit pas signifier systématiquement un changement de méthodes. Un cheval doit pouvoir garder des repères et des codes stables - si tant est qu'ils lui conviennent.

En revanche, il est primordial de toujours garder un REGARD CRITIQUE sur ces codes et méthodes, de manière à pouvoir les adapter au cas par cas. C'est très différent. Changer de méthodes sans de réelles bonnes raisons, ce n'est pas avancer. Le regard critique, en revanche, permet de rester objectif sur nos qualités et défauts, et permet d'adapter notre monte en conséquence, si c'est nécessaire.
Image Horsealot's top user
Hello !

Comme le dit Aude, l'équitation est le sport de l'humilité, mais effectivement énormément de cavaliers ne savent pas se remettre en question.

Perso c'est tout le contraire, je ne fais que remettre en question ma facon de monter, d'aborder les choses etc, et je pense que c'est ca qui me permet d'évoluer assez vite.

De toute facon c'est prouvé à chaque fois, un cavalier qui ne se remet jamais en question évolue vraiment peu vite comparé à un cavalier qui est toujours dans la recherche. Je vois les deux cas quotidiennement, chacun à son niveau certes, mais c'est flagrant !
Quand je fais du saut j'ai tendance à me mettre trop en avant (ce qui peut entraîner un refus ), en dressage je le fais moins mais j'ai toujours cette tendance ainsi que celle de mettre mes jambes trop en avant .Je suis également souvent trop crispée dans mes jambes.
Image Horsealot's top user
Salut Juliette !

Au contraire, je trouve que l'équitation est le sport de l'humilité. On peut toujours apprendre la technique, d'un cheval à l'autre, on doit forcément s'adapter si on veut évoluer vu qu'on ne maitrise pas tout !

Une de mes amies qui est assez butée et qui a sa propre vision de l'équitation avec des objectifs assez élevé a du accepter se remettre en question et changer sa vision pour évoluer avec son nouveau cheval.. elle était rentrée dans une spirale descendante ou tout allait de mal en pire alors que le cheval et elle-même ont les capacités de faire de belles choses. ça a été très très dur pour elle mais elle a été obligée de faire cette démarche sinon rien ne marche. :)

Comme les autres, je trouve que si on ne se remet pas en question, on n'évolue pas. Certains chevaux ont certes du caractère mais la plupart du temps s'ils exécutent mal ce qu'on leur demande c'est parce qu'on ne le demande pas de la bonne façon et qu'ils ne comprennent pas ou que c'est trop difficile pour eux.

on doit adapter sa façon de monter aux chevaux et non l'inverse, on doit sans cesse réfléchir à ce que l'on fait de bien (c'est aussi important de s'auto féliciter) et ce que l'on doit améliorer. Il faut être très conscient de ses défauts. Et chercher des solutions pour évoluer, travailler nos points faibles etc..

Il faut aussi être conscient de son niveau pour demander des choses adaptées et ne pas se fixer des objectifs inatteignable. Il faut savoir écouter, prendre les conseil et les appliquer.

Ce qui est aussi dur c'est d'accepter de faire un pas en arrière pour mieux sauter. On prévois des échéances et finalement tout ne se passe pas toujours comme prévu ! il faut composer avec l'animal qui a sa propre volonté.

A part les gamines pété de thune avec des poney tire-cul sur certaines épreuves, je trouve que globalement les cavaliers qu'importe leur niveau ou discipline s'impliquent beaucoup et se remettent pas mal en question.

Je le vois avec mon poulain.. J'ai pris des défauts sur mes 2 anciennes jument ! Et bien encrés puisque j'ai monté l'une pendant 9 ans et l'autre 2,5 ans... je dois complètement tout revoir : ma position, ma façon d'aborder les exercices, ce que je peux demander ou non , comprendre pourquoi il s'énerve, savoir si mes demandes sont claires ou non, me forcer à oublier mes vieux démons pour aller de l'avant (merci les poignets bloqués et la rigidité au galop). C'est très dur mais très enrichissant et c'est ça qui fait la beauté de ce sport !
Image Horsealot's top user
Bonjour Juliette,
Je pense que tous les cavaliers passent un jour par là mais je pense aussi que ça dépend quel cavalier. Par exemple, quand j'étais en club je n'avais aucune remise en question. Pourquoi ? Parce que j'avais confiance en mon coach, il avait "forcément" raison moi qui était entrains d'apprendre ou de me perfectionner.
Quand j'ai eu des dp et maintenant que j'ai mon cheval ma remise en question est plus importante. Est ce que je gère bien son quotidien (travail, soin), la vie que je lui apporte, etc. Comme LBH les virements à 90° degré toutes les semaines ne servent à rien mais se tendre vers une nouvelle méthode que l'on pense meilleure c'est important et même indispensable je pense pour s'améliorer en temps que cavalier.
Bonjour Juliette,

Pour ce qui est de ne pas se remettre en question, il faut être honnête, on à tous été pendant un temps du genre à ne pas chercher spécialement à se remettre en question ou même y penser

j'ai été un peu dans le cas d'exemple donné par Lbh, je me suis perdue dans une remise en question beaucoup trop poussée quand mon grand était dans sa très mauvaise période...Ecouter beaucoup trop de profs/coachs différents, jusqu'au moment où j'ai repris le chemin de la confiance en moi et les choses ont pas mal changés. Donc, remise en question: Oui, mais pas à outrance.

Tout cavalier, je pense, se remet fatalement en question un jour ou l'autre même un peu, surtout si il à en tête d'évoluer et de s'accorder au mieux avec son cheval. C'est là toute la subtilité je pense. Montant au "feeling" en général et depuis longtemps, la remise en question se fait un peu toute seule.

Comme je suis aussi du genre à beaucoup m’intéresser à tout ce qui est méthodes, exercices, bien-être,... A beaucoup regarder les cavaliers pro dans les paddocks, regarder les parcours, des vidéos ou lire... J'essaie certaines choses en modulant pour que ça convienne, et si ça ne va pas, j'essai de comprendre si ça vient de la méthode ou du cheval, et ensuite je vais soit encore moduler si je pense vraiment que le fond peut convenir, soit je vais laisser tomber et garder ça dans un coin de ma tête pour un autre à qui ça pourrait convenir.

Le plus gros déclic s'est fait avec Royal de mon coté, et là je rejoins à 300% Lbh encore une fois sur le fait qu'un cheval "entier" avec un caractère bien affirmé et délicat va forcer la remise en question tôt ou tard, que ce soit sur la méthode de travail comme sur le fait que le cheval ne convient pas au niveau ou type de cavalier.

De mon coté par exemple, je vais chercher des coachs avec une manière de faire modulable et qui vont surtout se baser sur le tempérament, les qualités, les besoins,... du cheval et qui savent comment faire avec certains types de chevaux.

Ca peut paraître présomptueux, mais: Je sais ce qu'il faut, mais je sais aussi ce qu'il ne faut pas ou plus... Que ce soit au niveau de la monte, du travail, mode de vie,... A partir du moment où on regarde un cheval avec un oeil neuf sans a priori et une façon de penser au cas par cas, c'est déjà très différent.
Je pense que le travail en autonomie avec un cheval "entier" de caractère (donc pas assoupli par des années de club ou autre) va forcer à la remise en question naturellement.
Mais j'ai aussi constaté l'inverse, des cavaliers qui se remettent tellement en question qu'ils n'avancent plus car ils changent radicalement de technique à chaque difficulté rencontrée ...

Pour avancer il faut tout de même garder un cap et ne pas tout le temps de remettre en question
En tant que cavalière je trouve important et même primordiale la remise en question.

Quand une séance eat mauvaise comment puis-je faire pour améliorer mon travail à la prochaine séance.

Améliorer ma détente, corriger mes défauts de positions, de mains.

Quels soins je peux faire en plus pour son confort.

Pour moi comme je te l’ai impossible de progresser sans une remise en question de soi constante.
Justement je trouve qu’un cavalier arrête vite de progresser s’il ne se remet pas en question des qu’il rencontre des difficultés ou alors c’est qu’il est encadré par de mauvaises personnes et il y a bien un moment ou un autre ou le cheval en aura marre s’il passait l’eponge facilement ou alors il développera un comportement agressif dès le début ou aura des problèmes de santé. Ce qui ne mènera pas son cavalier bien loin...
Après je pense qu’il y a plusieurs niveau, certain cavaliers vont toujours ce remettre en question, d’autre vont pousser le contraire à l’extreme et certains feront la part des choses.
Depuis que j'ai ma DP j'ai TOUT repensé !
J'ai reçu une formation équestre millitaire : ma monitrice avait été formé au cadre noir.
Sauf qu'avec ma dp, l'équitation millitaire c'est niet. Il a été debouré éthologique ment : il aime avoir de l'espace, pouvoir réfléchir pour trouver la réponse lui même etc... Si tu lui laisse sa ''liberté'' il est très cool alors quand il a vue que je débarquait avec mes principes, il m'a vite fait comprendre que ça ne marcherait pas avec lui!
Mon esprit cadré je le garde pour les autres chevaux.
Bonne journée
Inscrivez-vous pour vous connecter avec +100 000 cavaliers !
Inscription
X