Est-ce que l'inbreeding (consanguinité) ou au contraire l'outbreeding entrent dans vos critères pour le choix d'un étalon?

En tout cas, fixer les qualités ou améliorer les défauts revient aussi à une volonté différente en termes de "prise de risques". De mon côté je préserve ce que j'aime chez un cheval de sport, tout court, et j'aime ma jument par tous les caractères qui la rattachent à cet idéal. Et j'essaye d'optimiser le reste plutôt que d'enfoncer le clou de ses qualités qu'elle pourrait déjà apporter. Le choix de la jument n'est pas anodin alors je lui laisse la place qui lui revient une fois choisie.

Juste fixer les bons caractères pour être déçue serait terrible. L'élevage évolue en permanence et c'est un bien à mes yeux (j'ai pas dit qu'il fallait moderniser à tout prix pour partir dans des dérives affreuses lol).
Ah et autre point que vous ne questionnez pas ici mais quand même à parler de choix génétique : je n'utiliserai pas de clone après ce que j'en ai vu et les recherches récentes sur la production de gamètes qui se modifie avec la souffrance, la mémoire musculaire etc (ou de cheval déjà cloné dont on ne sait pas de qui est la semence O:) ). Et dans les faits, la production d'un clone n'a pas la même que celle d'un 2e clone, ni de "l'original", ils ne transmettent pas forcément les mêmes caractères à la même fréquence quand bien même ils ont eux-mêmes le même matériel génétique.
Bonjour,

Personnellement l'inbreeding est toujours un élément qui rentre en compte surtout quand la poulinière a plusieurs étalons majeurs dans les premières générations. Si l'étalon lui-même présente de la consanguinité mais pas du tout avec la poulinière, je ne me suis pas empêchée de faire ce choix tant que la souche concernée n'est pas connue pour présenter un caractère (physique, mental, ou locomoteur) à mes yeux rédhibitoires. Pour ça il faut vraiment de la connaissance approfondie des lignées et productions, et continuer à suivre les jeunes étalons pour voir ce qui se croise avec quoi et avec quel résultat récurrent. Mais en soi, à la réflexion, j'écarte déjà tant que faire se peut les apports de sang que je ne veux pas même en l'absence d'inbreeding.
Ensuite, pour accepter de faire un inbreeding qui concerne le sang du père et de la mère du produit (et donc prendre un risque) il faut absolument que la souche en question ne présente pas de caractère que l'on ne veut vraiment pas voir (mauvaise orientation de l'encolure, mental peu travailleur récurrent, attache de rein mauvaise, par exemple); et éviter l'inbreeding en dessous de la 4e génération (à la 4e et au delà il est admis que c'est bénin). Il faut garder un maximum diversité dans le choix des souches même lorsque l'on veut fixer des caractères de la jument.

Enfin le test ultime pour moi : si un inbreeding est fait de façon récurrente et rapprochée dans les berceaux de race, je n'écarte pas totalement un étalon qui produirait un inbreed léger en 3e génération pour cette raison uniquement (bref, si il présente pas les 2 origines proches de la jument déjà à lui tout seul mais qu'on ne parle que d'un seul étalon qui revient) ; par contre certains ne sont JAMAIS faits et c'est signe non pas que personne n'y a pensé avant vous mais que le résultat est mauvais, catastrophique ou dangereux ! (en dressage je pense notamment à Gribaldi et certains de ses fils qui déjà par eux-mêmes produisent des chevaux...émotionnellement compliqués même bien avant le débourrage)

Pour le choix d'un étalon, ou de le réutiliser plusieurs fois, la première chose à laquelle je pense c'est l'objectif sportif potentiel associé (au delà de bonnes souches basses qui doivent être présentes) parce que c'est lui qui définit ce que l'on veut fixer ou apporter de différent, et ce qui est secondaire.
Pour ce qui est de fixer les caractères de la jument, dans mon cas j'ai choisi de préserver en tout cas ceux qui en font un bon cheval dans sa discipline (par exemple, je ne "casse" pas l'influx nerveux, un cheval qui a tendance à produire des chevaux qui se posent la question entre aller en avant et mettre le frein à main, c'est pas possible et ça entame directement le potentiel sportif éventuel), et du reste je "fais confiance" dans le sens où elle a des qualités mentales, d'équilibre et d'allure à amener et je cherche quelque chose de complémentaire en termes de fonctionnement général (parfois on parle des allures mais si le cheval est incapable de se ployer pour rassembler et sa production avec, c'est balaud) et un modèle correct et moderne (mais c'est personnel, a priori je n'aime pas faire du neuf avec du vieux, et elle n'est pas moderne pour un sou), une production homogène si l'étalon est confirmé. Si la jument a déjà un produit au moins ça aide à ce rendre compte de ce qu'elle laisse passer et si elle marque beaucoup, sinon un étalon à la production homogène permet un peu plus de garanties sur le produit.
Il faut en tout cas garder à l'esprit qu'on doit mettre toutes les chances de notre côté pour que le poulain, pour excellent et en bonne santé qu'il puisse être par bonheur si on est chanceux, doit être montable. En effet, si à la sortie il n'est pas aussi bon qu'attendu, et n'intéresse donc pas les professionnels, il faut pouvoir l'utiliser/le vendre.
Alors dans mon cas ça ne rentre pas vraiment en ligne de compte ... Je vais essayer de diversifier un peu sans me faire de mouron si on retrouve un ascendant à plusieurs reprises. Je ne suis pas fan de la consanguinité à haut pourcentage (mère-fils, frère-sœur etc... ) et je cherche quand même à diversifier un peu lorsque un des parent présente lui même un taux de consanguinité élevé.

Concernant les choix, j'aime mieux chercher à améliorer les défauts sans forcément appuyer énormément sur les qualités à l'exception des points que je jugeais "indispensable" (par exemple taille et caractère pour moi sont primordiaux).
Et indirectement cherchez vous plutôt à fixer les qualités de vos poulinières ou au contraire essayez vous d'améliorer leurs défauts?
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