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Ask alexlutz : Accueillir votre cheval Nilo dans votre one-man-show : de quoi le public ne se doute-t-il pas ?

Ask alexlutz : Accueillir votre cheval Nilo dans votre one-man-show : de quoi le public ne se doute-t-il pas ?
Le public ne s’attend pas à voir un cheval car ce n’est pas un spectacle équestre. Il n’y a pas d’aspect démonstratif, c’est une présence animale. L’essentiel des passages de Nilo sont des passages en liberté, sans selle, sans bride, dans un rapport onirique et poétique. Il n’y a que dans le tableau du début où il y a du démonstratif ; quand j’arrive avec lui, que je n’y arrive pas et que je m’emmêle les pinceaux. L’aspect dénué d’effet et d’artifices laisse apparaître une forme de facilité, de présence évidente.
Dans les coulisses il a son double boxe puisqu’il est accompagné de son challenger, Botero, avec qui il alterne pour se reposer de temps en temps. C’est presque son jumeau, on est en train de former Botero pour qu’il puisse prendre le relai sur le spectacle plus globalement.
Ce sont des chevaux très habitués au spectacle et au public, ils sont nés chez Mario Luraschi, et ont été dressés par Yann Vaille, un écuyer qui travaille chez Mario. Il a vraiment voulu les dresser à la monte, à la liberté, à la voltige… Ils ont un talent fou, ils savent faire plein de choses, ne sont pas dans le rébarbatif et sont tout le temps motivés pour découvrir.
Ils sont travaillés dans cet esprit, où chaque cheval a sa spécificité et où Mario développe ce dans quoi le cheval est le plus doué.
Nilo et Botero sont très doués dans le rapport au public, ils sont difficilement impressionnables face à lui. En liberté ils savent faire beaucoup de choses et cela nécessite du travail, tout le temps. Moi qui ne suis pas un immense cavalier, je travaille régulièrement avec Yann en parallèle de mes autres chevaux avec lesquels je fais de la balade.