De quelles origines êtes-vous et pensez-vous qu'elles ont eu un impact sur votre pratique de l'équitation (raison pour laquelle vous avez commencé, discipline...)?

@audesrichard ouuah c'est vraiment génial !!
Toute votre famille s'est construit autour du cheval de manière très positive ! C'est ce qu'il y a de plus beau, je trouve ça vraiment super.
Big up en effet aux parents qui, qu'il pleuve, neige, fasse 4O°, supportent leurs enfants sur tous les terrains !
Enfin bon, c'est très touchant d'avoir tous vos témoignages, chacun s'est construit de manière différente autour du cheval, avec tous autant de passion !
@pomelinepelurson je suis consciente que j'ai beaucoup de chance d'avoir eu des parents complètement investis dans le projet équitation.

Depuis mes 12 ans, nos parents se lèvent à 5h du matin, pour nous accompagner en concours. Faire office de chauffeur de van, caméraman, coach mental, pompomgirl, groom, garde manger (mon papa a toujours un sandwich et une bouteille d'eau sur lui ^^).. Je ne compte pas le nombre de fois où ils ont couru au camion pour aller chercher la cravache/ fiche médicale/ chrono ou paire de gants oubliée... Les recoiffages 2min avant de passer sur le carré de dressage, les larmes de joies de mon papa et la fierté de ma mère quand j'ai gagné les championnats. Les mots de réconforts en cas de chute ou élimination..

Mais aussi qui partaient un peu plus tôt du concours pour aller chercher une petite bouteille et quelques gateaux apéros pour fêter une victoire !

Et Big Up pour les 10 ans de championnats de France à Lamotte, à dormir sous la tente et faire l'intendance pour 30 personnes, crever de chaud ou être trempé pendant 10 jours, à courir sur le cross pour nous encourager et nous attendre à la ligne d'arrivée avec le seau d'eau pour le poney/cheval et la serviette...

Et tout cela sans jamais juger nos performances, attendre des résultats ou nous mettre de pression <3

Maintenant, ma mère nous suit à travers les vidéos qu'on lui montre le soir en rentrant et les débriefs qu'on lui fait au cours de la journée.
Mon père, toujours paparazzi à nous filmer (on lui pardonne les filmages de pieds, herbe ou bout de ciel ^^) , nous groomer, conduire le camion si besoin, tenir les chevaux pendant les reco.. Maintenant, il zappe juste les petits départs à 5 ou 6h du mat' ^^ . On a bien grandit et on est 3 soeurs avec un van, la voiture et des téléphones pour filmer! donc est autonomes !!

Nous avons 4 chevaux désormais autour desquels gravitent toute notre vie.

En tout cas bravo aux mamans et papas si dévoués !!
Personnellement je suis de Franche-Comté. J'ai attrapé le virus quand mon enseignant de CP, qui avait sa jument dans un centre-équestre de Besançon, nous y a emmenés pour une journée. Ensuite, je suis restée un temps sans monter, faute de centre équestre dans le coin. Un jour, pourtant, ma meilleure amie m'a dit qu'un club avait ouvert pas loin, et m'a convaincue d'aller y monter.

Je n'en suis jamais partie, et je monte toujours là-bas aujourd'hui, même si j'ai fait des expériences par-ci par-là pour changer de paysage. Le fait de n'avoir pas de gros club dans le coin, et d'avoir évoluer en même temps que mon centre se construisait, c'est qu'on a le sentiment de "faire partie de la famille". On connaît bien le gérant, des fois on garde ses gamins quand il part en concours, il nous fait confiance sur plein de choses parce que l'ambiance est familiale et qu'on se connaît tous. Le club à grandit, mais le rapport qu'on a avec nos moniteurs et gérants n'a pas changé. Je sais que s'il y a un endroit où je peux monter en toute confiance, c'est là. On sait d'où viennent les chevaux, on connaît les méthodes et pratiques des moniteurs et gérants, bref, c'est fiable.

En revanche, le fait de n'avoir évolué que dans un seul club a, pendant longtemps, limité ma pratique. Je lisais beaucoup étant jeune, et plein de disciplines me faisaient envie, mais je n'avais jamais fait que du CSO-dressage. Un peu de pony-games, un peu de cross, quelques balades... mais ça ne me suffisait pas. C'est ce qui m'a poussée, ado, à chercher des stages à l'extérieur pendant mes vacances. Et là, j'ai découvert la randonnée - gros coup de cœur - l'endurance, j'ai passé mon Savoir 1 en éthologie avec une enseignante qui utilisait la méthode La Cense, bref, j'ai élargit mes horizons. Cela m'a permis de réaliser ce que j'aimais vraiment en équitation, et maintenant, je progresse dans mon club pour être capable, un jour, de me lancer seule dans l'aventure et partir enfin randonner avec mon loulou à moi.

Enfin, dernier élément de l'histoire, il y a eu mon voisin et ses chevaux. Quand je suis arrivée là, il possédait un vieux cheval blanc de selle - Yarri - et un shetland - Pampan. Je les caressait, je leur donnait du pain de temps. Puis, il sont partis, l'un après l'autre (ils étaient déjà très âgés). C'est là que ce monsieur à acheter Sibelle. Une jument de trait comtoise, un ange, un amour de jument. Au fur et à mesure que je progressais à cheval, j'avais de plus en plus envie de prendre soin de cette louloute, qui, malheureusement, à toujours vécu seule au pré. Et puis, à force de patience, le propriétaire (âgé) à décidé de me faire confiance pour m'occuper d'elle. J'ai commencé à aller la panser au pré, puis nous avons mis un licol et sommes parties en balade à pied, je l'ai montée quelques fois, aussi. Aujourd'hui, je sais que même si ce n'est pas avec Sibelle que j'ai progressé en tant que cavalière, c'est avec elle que j'ai développé mon amour des chevaux, c'est avec elle que j'ai préféré passer mon temps, et aujourd'hui, je me vois mal vivre sans cette jument auprès de moi.

Pour ce qui est de la famille, je n'ai aucun cavalier, et cela ne me dérange pas trop. Je vois trop d'amies auxquelles des parents cavaliers mettent la pression. Les miens n'y connaissent rien, et ça me va. Ils respectent ce que je fait et savent combien ça compte pour moi, et ça me suffit.
Bonjour Juliette,

Personnellement je suis d'origine Belge, famille non cavalière et même absolument pas, et grand parents anciens fermiers.

J'ai commencé très tôt à poney à raison d'une fois par semaine au départ, et ensuite deux fois. Pendant mes temps libres j'ai rapidement été au centre équestre de mon village pour aller voir les cours et brosser les poneys. Ma mère était contente de ne pas m'avoir dans les pattes et de savoir quand même où j'étais.

En grandissant j'ai continué les cours 3 fois par semaine après être passée dans le groupe des moyens, mes parents m'ont offert tout les stages au centre équestre où j'ai pu apprendre beaucoup de choses. A coté de ça je lisais beaucoup les magasines équins jeunesse, puis ensuite plus "adultes" et techniques.

J'ai eu mon tout premier poney à l'âge de 9 ans, mes grands parents ayant encore leur ferme avec un peu de prairie c'était plus facile. Et comme je ne suis pas petite et que j'ai eu ma taille adulte à 15 ans, je suis passée après le premier poney à un poney plus grand, et ensuite aux chevaux qu'on allaient toujours chercher chez un marchand comme ma mère ne voulait pas mettre beaucoup d'argent dans un cheval. J'ai fais avec les moyens du bords et j'ai appris énormément.

J'ai abandonné la natation que je pratiquais en compétition lorsque je suis rentrée à l'école des métiers du cheval pour mon CEFA où j'ai fais mes 4 années avant de laisser tomber finalement une autre année de spécialisation Lad/Entraîneur pour travailler là où je faisais mon stage pro et où j'étais cavalière dans l'équipe. J'avais toujours mes propres chevaux à coté, toujours des chevaux trouvés un peu sur le pouce, dont mon premier "vrai" cheval de concours acheté très peu cher pour diverses raisons.

A coté j'allais aussi chez le voisin de mes grands parents qui était jockey et entraîneur dans le trot au départ juste pour m'occuper de brosser les chevaux, aider à atteler, accompagner aux courses pour faire le lad, observer les débourrages,... Et en contre partie on me permettait de monter un cheval de temps en temps en extérieure ou d'atteler un brave cheval qui connaissait son métier. J'ai fais pareil au manège où j'étais, j'aidais, je traînais dans les écuries ou en bord de piste et on me permettait de monter des chevaux...Au début des chevaux de manège et ensuite des chevaux venus à l'essai.

Je suis aussi allée aider un éleveur de pur sang du même village que mes grands parents pendant quelques mois et quand je m'ennuyais, j'ai appris encore d'autres choses et beaucoup observé. J'ai vraiment roulé ma bosse un peu partout, comme ma mère ne voulait pas m'avoir dans les pattes et que je n'aimais pas rester à ne rien faire et voulait aller m'occuper des chevaux...

Après mes études et le départ de mon ancienne patronne/coach, j'ai roulé ma bosse un peu partout avant que ma mère ne me permette d'avoir quelques boxes à la ferme de mes grands parents pour que j'y ai mes chevaux, ce qui était beaucoup plus facile et aussi beaucoup moins onéreux que les pensions à payer, sachant que je travaillais toujours contre la pension de mes chevaux avant, et sur chacun de mes lieux de stages. J'ai fais mon chemin toute seule, arrêté la compétition pour diverses raisons perso, des amis parlaient de moi autour d'eux du coup j'avais des chevaux à monter et souvent des cas un peu particuliers...Et je suis partie en Irlande pour un travail dans un gros élevage de pur sang arabe Egyptien après qu'une amie ai posté une annonce avec mon CV sur un site dont je ne me souviens plus du nom, la fille qui était là avant moi devait repartir en Belgique et cherchait quelqu'un pour la remplacer, mon CV à tapé dans l'oeil et un petit mois après j'étais dans l'avion.

Je suis ensuite partie en France pendant plusieurs années, pendant deux ans dans le PACA, je suis revenue en Belgique un mois avant de repartir en Normandie pendant près de 3 ans.

Je me suis arrêtée par la suite à cause de ma santé m'empêchant de pouvoir retravailler comme avant, puis j'ai finis par reprendre un cheval que j'ai formé moi-même en adaptant et en trouvant des solutions un peu à la 36-15 pour travailler des choses à la base "montée" mais sans avoir besoin de monter systématiquement. J'avais eu la chance de trouver une perle qui s'est démontré être plus que ça...Ma santé ne s'améliorant pas et pour d'autres raisons, je suis en arrêt le temps de trouver une autre formation, de me faire soigner tant que possible et je verrai ensuite...Je dois être un peu raisonnable pour une fois lol

En gros j'ai beaucoup laissé l'école de coté dès l'instant où j'ai voulus entrer à l'école du cheval, c'est la seule chose que je regrette maintenant, le reste j'étais toujours dans les écuries, sur les concours pour regarder, ect... C'était vraiment top
Bonjour Juliette,
Je viens de Bourgogne, et suis maintenant installée en Anjou. Ma famille n'est pas du tout cavalière, je suis la seule qui est eu la passion assez jeune.

Résultat : J'ai commencé l'équitation tôt, mais qu'une fois par semaine pendant très longtemps. Nous avons été en Belgique pendant quelques années avant de revenir en France, toujours en ville, jusqu'à environ mes 14 ans je ne faisais pas plus d'1 fois par semaine un cours de cheval. J'adorais ça, mais j'étais vraiment orientée loisir et animal. Et il était hors de question pour mes parents de me payer un poney/cheval, j'ai dû donc être patiente.
Puis à mes 15 ans mes parents m'ont offert ma première dp, et là j'ai commencé à monter 2 fois plus quelques concours. Le club que l'on avait trouvé faisait principalement du CSO donc j'ai suivi, j'aimais bien mais j'avais une préférence et sensibilité plus grande pour le dressage tout de même.
Partie en étude, comme là je commençais à être autonome financièrement j'ai repris une dp mais dans un club de Hunter. Et mon dieu ça m'a fait du bien (autant dire, je montais mes parcours à la walegen bistoufly avant le hunter, ça fait mal à voir aujourd'hui xD). Et surtout, j'ai trouvé cette discipline extrêmement formatrice et juste. Ceux qui sont premiers, l'ont mérité ! Car c'est le cavalier qui est noté (du moins en club, hors épreuve amateur style etc).

Et puis quand j'ai commencé à bosser, j'ai repris une dp sur un ps réformé dans mon club actuel orienté cce et un peu cso. J'ai découvert avec bonheur également le complet, ambiance très détendu sans instinct de compétition malsain (moins de jugement, moins de personnes qui se la pètent ...etc). Discipline très juste également, il faut être bon dans trois domaines et ne rien lâcher !
Résultat avec mon propre cheval aujourd'hui j'aimerai continuer le complet, un peu de cso de temps en temps pour se faire plaisir. J'espère sincèrement l'emmener également en dressage, et reprendre le hunter qui est, je pense, ma discipline coup de coeur....
Comme je n'ai pas eu d'influences familiales cavalières, mon parcours s'est construit seul, selon mon ressenti et mes objectifs.

Mon seul regret : J'ai construis cela vraiment seule. Sincèrement, je regarde avec envie les personnes comme toi Aude (envie positive hein!), qui ont été accompagnées par leurs parents dans leur passion, sur les terrains de concours, dans leur relation avec l'animal ...etc. C'est un bonheur précieux dont je n'ai pas eu droit, j'ai fais tous mes concours seuls, mes étapes et difficultés, et je partage mes moments avec mon cheval aujourd'hui hors famille (ils ont un peu de mal à comprendre l’obsession des cavaliers pour le chevaux xD). Mais bon, on ne peut pas tout avoir dans la vie !
Désolé, ceci fut un roman !
Merci pour ton partage Aude, c’est intéressant comme cheminement et c’est vrai que beaucoup de cavaliers passent du CSO au CCE pour les mêmes raisons que les tiennent 🙂
C’est génial que ta famille t’ ai suivi et que vous partagiez cette passion !
Hello Juliette !

Origine Ethnique/ Nationalité : Française -origine bretonne (milieu moyen aisé) et bourguignonne (vieille aristocratie). A priori, sauf erreur je n'ai pas d'origine d'autres pays.. en tout cas pas d'après les arbres généalogiques qui remontent jusqu'en 1300.. Mais on ne sait jamais, il ya surement eu des "dérapés" ^^

Famille de cavaliers : absolument pas.. personne dans ma famille proche. Mes parents n'étaient même jamais monté à cheval, sauf mon père lors de son service militaire et lors de son enfance car il avait un voisin qui lui proposait des balades de temps en temps.

J'ai balancé tout le monde dedans en commençant.. ^^Mes 2 soeurs, ma mère et mon père qui monte en balade de temps en temps.

Je ne sais absolument pas ce qui m'a poussé à faire du cheval mais une fois montée, je ne suis plus jamais descendue et j'ai vite voulu plus d'un cours par semaine, je suis rapidement passée à 2 puis 3 puis concours puis mes parents ont acheté mon premier poney.

Pour ce qui est de la discipline, j'ai un peu touché à tout. on était très CSO quand j'étais à poney mais je n'aimais pas l'ambiance ni la mentalité des cavaliers (ça va à fond sur les tours, ça hurle, ça se la pète...) et c'est très dur de gagner même quand on fait un beau tour SF.

Je suis passée à cheval et une nouvelle monitrice orientée CCE est arrivée. Au premier entrainement de cross avec mon cheval de 5 ans à l'époque.. J'ai adoré! idem pour le premier concours...
Il y a le calme et la precision du dress, la régularité et la concentration au CSO et l’adrénaline du cross. Discipline exigeante mais qui laisse sa chance à tout le monde.

Mes 2 soeurs ont suivi.
Il est sur que j'ai la chance d'avoir des parents qui ont eu les moyens financiers de nous acheter des poneys et chevaux rapidement (pas des cracks, loin de là mais quand même)

J'aime le CCE parce que c'est une discipline complète qui demande beaucoup de travail afin d'être polyvalent sur les 3 tests. On passe la journée avec l'équipe et son cheval, l'ambiance est plus familiale et intimiste que dans les autres disciplines je trouve (en tout cas dress et CSO)
Et puis je ne suis pas une grande fan de l'obstacle (je ne suis pas mauvaise je pense mais j'ai vite peur de mal faire) , j'aime le dress mais pas assez pour renoncer au cross et CSO :)
Je ne sais pas si parce qu'on vient de France on fait du cso, du Portugal de l'équitation de travail, de Belgique de l'attelage. Bien qu'évidemment en Camargue, c'est sûr que l'équitation de travail se fait plus facilement qu'au cœur de Paris :) Ca peut effectivement être dans les mentalités des personnes selon les pays et encore mais à mon avis, la famille Berbaum qui sont allemands sont peut être plus tournés vers le CSO que le dressage ^^ je pense que c'est déjà aux préférences de parents de base (si on aime le dressage, on aime son enfant dans l'écurie où on est donc il fera plus de dressage) mais surtout à la personnalité du cavalier et des sensations qu'il cherche et l'accès aux disciplines dans son écurie.
Je pensais aux origines géographiques mais ce que tu as évoqué est très intéressant !
Je pense aussi que quand on ne vient pas d’une famille de cavaliers on est plus ouvert à rester toutes les’ disciplines c’est sûr.
Pour les origines géographiques par exemple une amie a ses parents qui viennent d’Allemagne et elle a toujours fait du dressage, je me demandais si c’était une coïncidence 😉
Bonjour Juliette,
Qu'entends tu par origine ? Famille de cavaliers ou non ? Origine sociale (famille aisée ou modeste) ?
Personnellement dans ma famille proche je suis la seule cavalière et amoureuse des chevaux, je suis la seule à avoir complètement le virus du cheval (et de tous les animaux en général). Cependant dans la famille "rapportée" (famille de la femme de mon oncle), ils sont plusieurs à être cavaliers (voire tout le monde a fait du cheval) et c'est comme ça que j'ai choppé le virus, en allant voir les chevaux d'une tante (je les ai ni caressé ni monté mais c'était CA, je pouvais pas voir ma vie sans être proche du cheval).
Mais peut être effectivement parce que ma famille n'est pas dedans que j'ai voulu toucher à tout (dressage/obstacle/attelage) sans vraiment me poser, je pense basculer au western dès que je trouve une structure près de chez moi.
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