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Comment surmonter la perte du fameux "cheval de notre vie" et est-il possible que ce cheval existe ou ce n'est qu'une fable pour vous ?

Comment surmonter la perte du fameux "cheval de notre vie" et est-il possible que ce cheval existe ou ce n'est qu'une fable pour vous ?
Je pense malheureusement Frédérique que tu es vraiment très dure avec toi même.
On a tous le droit, déjà, de se tromper, même si parfois certaines erreurs nous coûtent plus que d'autres. Il n'y a que les gens qui n'essaient pas, qui ne se trompent pas, il faut toujours bien garder cela en mémoire.
De plus, tu ne peux pas tout savoir. Chacun son métier, chacun ses connaissances, il est donc impossible que tu mettes uniquement la faute sur toi même alors que tu étais censé avoir des personnes compétentes autour de toi dans plusieurs domaines. Tu ne peux pas te blâmer de ne pas avoir réagit alors que tu n'es pas maréchal ferrant, pas ostéo, pas véto, et que même si tu as des connaissances peut être plus approfondies que la moyenne ce n'est pas non plus ton rôle !
C'est peut être d'autant plus frustrant , mais pourtant c'est la réalité. Ce n'est pas de ta faute, je suis certaine que tu as fait tout ce que tu as pu.
Et en effet, ce n'est pas les 'si' qui t'aideront à avancer et à regarder vers l'avenir.

C'est assez personnel mais je vais te donner un exemple réel. Ma mère est décédée il y a de nombreuses années déjà, et je savais qu'elle n'allait pas bien. J'avais planifié de la voir une semaine, mais j'ai décalé ma venue pour un voyage d'étude. 4 jours cette décision après elle était décédée. Alors je m'en suis terriblement voulue, bien sûr, mais imagine si je m'étais martelée jusqu'à maintenant que c'était de ma faute, que j'aurais du savoir, que peut être que si j'avais conservé la date elle serait encore là ...etc ? Je me serais jetée par une fenêtre de culpabilité !!
On ne sait pas tout, et tu as fais tout ce que tu as pu avec les connaissances que tu avais et les conseils que l'on t'a donné ou pas. C'est dur, ça fait mal, mais tout ne repose pas sur tes épaules.
Il faut savoir les alléger petit à petit.
C'est un peu ce qui me fait peur Louison, ne plus m'impliquer, devenir de plus en plus cynique envers le monde du cheval et que tout ça impacte sur mon travail. Et le monde du cheval du coté "amateur" est quand même sacrément tordu, quand je vois les polémiques à 3 francs, les inquisiteurs du lavage plus blanc que blanc qui crie maltraitance pour tout en se lustrant le poil et se regardant le nombril sans diplomatie et politiquement incorrect tant que ça leur va à eux,...Je n'ai plus la patience de ne pas réagir, et quand je le fais j'ai tellement perdus de neutralité et de diplomatie que je me mets en colère ce qui ne me ressemble pas.

Je ne trouve pas condescendant à propos du psy, il n'y a pas de honte de toute façon. Pour elle je dois continuer et me recentrer mais pas possible, elle m'a aussi dit de frapper dans un sac ou de me mettre à la boxe...Je ne me pardonne tout simplement pas, j'aurai du être plus vigilante, je ne me pardonne aucuns de mes choix et encore moins sur celui qui à amener à ce que tout s'écroule comme un château de carte en l'espace d'un an et demi (Si je n'avais pas déménagé pour le boulot il n'aurait pas été dans les mains du maréchal qui lui à démonté les aplombs, si j'avais fais plus attention et su plus en matière de techniques de maréchalerie j'aurai vu que ça n'allait pas, ect ect).

Pour moi il y a des erreurs que je n'aurai pas dû ne pas voir et des choses que j'aurai dû savoir (le séneçon dans le foin par exemple comme il triait en plus je n'ai jamais vraiment fait attention et je ne savais pas ce que c'était à ce moment là, la vigilance sur ses antibiotiques en les donnant par moi même, la vigilance sur les souris, en connaître plus en technique de maréchalerie pour voir qu'un fer est trop serrée,...) ... Tout ce qui à amené à ce que son organisme se dégrade complètement et avant ça sa blessure, et son moral à cause de la longue convalescence et de ne plus pouvoir bosser (parce que ça lui manquait je peux pas le nier il y a des choses qu'on voit dans leur regard et la manière dont ils se comportent qui ne mentent pas). J'en suis venue à me poser la question un jour de savoir si ma jambe n'était pas en cause puisqu'il contre-balançait son équilibre à cause de mon manque de force, les vétos et ostéo m'ont dit qu'ils n'avaient rien vu qui pouvait faire penser à ça ou que la blessure ne résultait pas du tout d'une compensation, l'ostéo m'a dit que chaque fois qu'il était venu il n'avait rien trouvé dans ses comptes rendus quelque chose qui aurait rapport ni symptômes de compensation non plus, on à recheker les anciennes radios faites depuis celles de l'achat avec les dernières, on à rechecker tout les compte rendus de prise de sang effectuées depuis ses 4 ans, tout ce qu'on se dit en étant très surprit c'est que les résultats de celles effectuées après sa greffe et la dernière quand son état s'était détérioré "On dirait deux chevaux différents la dégradation est avancée pour si peu de temps", ça à mit un moment avant que j'oublie cette idée qu'il s'agissait de ma faute à cause de ma jambe en tout cas.

Je sais qu'avec des si on mettrait Paris en bouteille mais pour le coup à l'heure actuelle, on dirait que je réclame une justice que je ne pourrai jamais obtenir, et même si dans le fond je sais que j'ai fais tout ce que je pouvais et tout ce qu'il fallait, ma nature me dit que j'aurai pu faire plus parce que je ne lâche jamais l'affaire en temps normal jusqu'à trouver toutes les réponses (ce qui dans mon boulot est très utile, mais là pour la peine ça me dé-sert entièrement).
Je pense qu'il existe oui.

Et pour surmonter sa perte... Je pense qu'on est tous différents face au deuil. Devoir continuer "de force" à côtoyer les chevaux comme c'est ton cas n'aide sûrement pas.
As tu essayer d'en parler avec un psy ? Ça peut paraître condescendant mais ça peut aider.

Dans mon cas je pense que j'aurais tendance à reprendre un cheval facile en me forçant, en DP ou un truc du genre, pour traiter le mal par le mal. Ma mère a coupé les ponts avec les chevaux pendant 10 ans à la mort du cheval de sa vie. Aujourd'hui, 23 ans après, elle profite différemment : elle a réalisé son rêve d'avoir un troupeau pour observer les relations hiérarchiques mais ne sort plus un cheval du pré. Elle est remontée à cheval avec moi (après de longues négociations), apprécie vraiment les moments où je la force à sortir sa jument du pré pour une balade en main et elle commence même à avoir envie de s'y mettre par elle même. Mais lorsqu'on en a parlé, elle m'a dit ne plus vouloir s'impliquer comme avec Aigle. Elle aime nos chevaux, participe activement sur mes séances, à repris une jument poulinière pour le plaisir de la voir évoluer... Mais c'est tout. Et c'est assez pour elle je crois, aimer mes chevaux c'est différent d'aimer le sien.

Bon courage en tout cas, et si tu veux en parler je suis la
Bonjour Frédérique,

Ta situation est en effet très particulière. Perdre un cheval (qu'il décède ou quitte la parcours de ta vie) est une rupture, ou comme un décès. Il est donc logique d'être affecté pour une durée indéterminée, car c'est selon la personnalité de chacun.
Le deuil se fait rarement en un jour, et parfois cela prend quelques années.
Peut être n'es-tu tout simplement pas prête à accepter un autre cheval dans ta vie pour le moment, de manière 'sérieuse'. C'est certainement pourquoi tu recherches inconsciemment le même, car tu n'ai pas encore passé à autres choses. Et que lorsque tu seras finalement prête, sans parfois même le savoir, tu seras naturellement ouverte à accueillir une autre aventure.
Dans ce genre de cas, il est inutile de te forcer car le coeur n'y sera pas, et cela te fera plus mal qu'autre chose. La seule manière d'aller mieux, c'est de laisser le temps faire son oeuvre, et se faire du bien à soit même.
C'est à dire se concentrer sur tout ce qu'il peut te faire plaisir, sur tes passions, sur les gens que tu aimes, tenter de nouvelles choses. Tout cela pour t'aérer un peu la tête et apaiser l'émotion qui te déstabilise.
Il n'y a pas de remède miracle. Mais peut être que la meilleure chose est de s'écouter.
Bonjour,

c'était une question purement générale, mais aussi personnelle (je pense que certains qui me "connaisse" ont dû s'en douter...)

J'étais comme toi aussi Céline, je pense aussi que plusieurs chevaux peuvent nous marquer au fer, mais là c'est extrêmement différent. J'ai déjà été mal suite à des décès, suite à des placements, ventes, retour chez eux, ect... En plus je suis du genre à étaler mes tripes quand je suis avec un cheval sinon j'ai l'impression de faire les choses à moitié, je m'attache en plus... Mais ici c'est différents en tout point.

Les autres, j'ai eu mal, j'ai mis du temps mais j'ai réussis à passer à autre chose tout en étant touchée...Mais la situation que je vis depuis 7 mois est 1000 fois plus dure, c'est la première fois que j'ai pensé "Je ne sais même pas si il y aura un après...", je prend énormément sur moi mais impossible, chaque jour c'est la même tristesse, la même douleur, le même sentiment de culpabilité, les mêmes questions, la même peur... Et le forcing pour essayer de passer un peu à autre chose, je vois certains chevaux me taper un peu dans l'oeil, mais au mieux ce sont toujours des chevaux presque copier/coller...Et la peine revient. Et quand un extrême de différence me tape dans l'oeil, c'est sans plus là aussi...Je suis toujours en train de ressasser la perfection qu'il était pour moi en fait.

C'est celui avec lequel j'en ai le plus bavé, on avait une relation très particulière aussi depuis près de 9 ans...Mais particulier...Vraiment quoi ^^' Pas le coté fusionnel simple, c'est difficile à expliquer. Il m'a faite pleurer, douter, m'a fait mal physiquement, cassée moralement, il à tabassé ma réflexion et approche équine comme jamais, enfin c'est inexplicable... Et encore aujourd'hui c'est toujours dans ma tête la question et le sentiment où j'ai l'impression qu'il n'y aura pas d'après, que j'ai fais le tour.

Je suis très dure et analytique vue comme ça, mais ça fait 7 mois que je pleure chaque jour, je dors toujours aussi mal, et impossible de poser le sujet dans un coin pour avoir un répit de 1 ou 2h, on dirait que ça fait partie de moi comme l'impression que j'ai eue quand il est partit, j'ai le coeur qui à simplement explosé en fait.

Et l'approche d'autres chevaux me fait fondre en larme 8 fois sur 10, j'ai remonté, j'ai pleuré et pas de bonheur...Les gens sont habitués maintenant, heureusement et c'est dans le privé sinon bonjour l'image...Je sais que dans le milieu professionnel ce genre d'attitude et d'attachement, chouchoutage, sont considéré comme une chose très "amateur", et sachant que je bosse encore un peu là dedans et que je n'ai pas d'autres possibilités de toute façon, je dois me reprendre mais impossible, au contraire ça semble limite empiéter encore plus (comme si c'était encore possible) depuis un mois.

J'essai d'en parler, mais j'ai l'impression que les autres ne comprennent pas, et c'est la solitude et la colère qui arrivent.
Bonjour ! C’est une question plutôt complexe et j’imagine personnelle. Je pense que pour certains il faut du temps et faire une pause sans cheval. Pour d’autre le meilleur moyen doit être de ce vider la tête en allant justement voir des autres chevaux.
Je ne crois pas tellement au cheval de notre vie dans le sens où pour moi il faudrait dire les chevaux de notre vie. Je pense en effet qu’il est tout à fait possible de considérer plusieurs chevaux comme étant des chevaux d'exception.
Je considère moi même mon ancienne dp comme la ponette de ma vie et pourtant mon cheval actuelle est aussi le cheval de ma vie !
Coucou !! Il existe bien sûr !
Après c'est un deuil à faire. C'est pas facile mais on s'en sort !
bonjour, je pense très clairement que ce cheval existe, je l'ai pour ma part rencontré et même acquit pour mon plus beau et grand bonheur.
Pour ce qui est de sa perte, je n'imagine même pas la douleur que cela peut provoquer, afin de la surmonter, je pense que cela se fait avec le temps et pourquoi pas avec un coup de coeur pour un autre cheval, je pense que c'est comme la perte d'un proche ou d'une rupture, il faut savoir aller de l'avant tout en se disant que c'est la vie...