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Que pensez-vous du dressage ? Je sais que dans beaucoup de club cette discipline est peu pratiquée et peu appréciée.

Que pensez-vous du dressage ? Je sais que dans beaucoup de club cette discipline est peu pratiquée et peu appréciée.
Pour les enrênements je ne suis pas contre dans l'absolu s'ils sont utilisés ponctuellement en sachant pourquoi et comment s'en servir, ce que je trouve aberrant c'est qu'ils soient autorisés en compétition et/ou utilisés de façon systématique en lieu et place d'un "vrai" travail de fond (les 2 allant bien souvent de pair) 😉
Merci à tous de vos réponse et particulièrement à toi Elisa d'avoir prit le temps de faire un joli pavé.
Je suis totalement d'accord avec vous même si pour moi l'usage d'un enrenement peut être bénéfique par exemple pour le travail d'un jeune cheval.
Personellement j'ai 16 ans et je pratique le dressage depuis mes 10 ans en compétition. J'ai d'abord commencé avec une petite ponette en poney2 GP et puis je suis arrivée jusqu'en club élite en ayant comme objectif de passer en amateur. J'ai eu la chance d'avoir une monitrice qui est une cavalière de dressage. Je comprends que certains n'aiment pas mais qu'on soit 28 en catégorie club 1 junior et moins à Lamotte me désespère.
Dans tout les cas je vous remercie d'avoir pris le temps de répondre à ma question et je suis ravie qu'il y est encore des personne qui s'y intéresse ^^
... (resuite ! Les aléas de l'appli...) je disais donc qu'à plus haut niveau je trouve dommage que la bride devienne obligatoire alors que le même travail en filet simple pourrait valoriser la légèreté et la finesse du cheval. Mais ce qui est beaucoup plus grave à mes yeux c'est quand on regarde les compétitions de haut niveau et qu'on voit des chevaux à l'encolure plaquée, avec certes des gestes d'antérieurs spectaculaires mais pas toujours une activité des postérieurs proportionnelle alors que ça devrait être la base, qui piaffent dos creux, tête fermée et croupe "en l'air" alors que le principe même des airs de rassembler est l'abaissement des hanches, l'allègement de l'avant-main avec donc élévation du garrot et relèvement de l'encolure, et bien sûr un dos soutenu au milieu, bref l'inverse de ce qu'on voit parfois (voire souvent) sur les carrés. Sans parler des dérives "backstage" type rollkur et compagnie...
Bref pour conclure ce pavé (désolée, difficile à mes yeux de faire court sur une si vaste question, et merci à ceux qui auront eu le courage de me lire !) je trouve que le dressage peut être passionnant, très gratifiant (quand tu pars d'un cheval qui ne connaît rien ou presque et qu'avec le travail tu lui apprends tout c'est vraiment sympa), est la base de (presque) tout le reste, mais qu'en club il est mal valorisé et encore moins bien enseigné (en général hein, heureusement pas toujours !) et que la "belle équitation" traditionnelle malheureusement se perd.
... (suite de mon commentaire)
En ce qui concerne l'enseignement j'ai l'impression que bien trop d'enseignants n'apprennent pas réellement à sentir les choses et travailler le cheval dans le bon sens en prenant le temps nécessaire (oui c'est plus long d'apprendre à un cheval à s'équilibrer etc que de le faire passer de l'autre côté d'une barre... Et ne vous méprenez pas, j'aime aussi sauter !). Pour ce que j'en vois beaucoup se contentent de faire mettre des ficelles plutôt que de régler les problèmes en profondeur... J'ai eu la chance il y a maintenant près de 2 ans de croiser la route d'un coach passionné (et passionnant) qui enseigne selon les principes de l'équitation de tradition française basée sur l'équilibre et la légèreté, ultra respectueux tant du cheval que du cavalier, et c'est un régal de travailler comme ça. Mais malheureusement en club je n'ai quasiment pas souvenir d'avoir souvent vu cet état d'esprit et cette méthode de travail et c'est regrettable pour les chevaux comme pour les cavaliers.
Et cette façon de faire et de voir les choses rend justement encore plus criant ce que je trouve être des dérives importantes en compétition : en club je trouve juste aberrant l'usage des enrênements (sauf éventuellement à très petit niveau pour aider les enfants au tout début, et encore...), sans parler du manque d'objectivité de certains juges (heureusement pas tous loin de là !). À plus haut niveau comme Louison je trouve dommage que la bride devienne obligatoire...
Bonjour Julia, comme beaucoup plus jeune je n'aimais pas trop le dressage que je trouvais rébarbatif et trop "dur" en ce sens qu'effectivement ça demande plus de temps et de travail pour avoir des résultats "visibles" et que tu as moins de sensations immédiates qu'à l'obstacle. Sans compter le côté "tape-c.." du trot assis ! 😁 Ce qui n'empêche pas que, dans la plupart des clubs où j'ai monté le rythme était souvent d'une séance d'obstacle pour 2 de plat/dressage /mise en selle.

Mais avec le temps j'y ai de plus en plus vu l'aspect travail du cheval, et ça pour moi ça change beaucoup la façon d'appréhender le travail sur le plat et le dressage (question subsidiaire, quelle différence, ou quand s'arrête l'un et quand commence l'autre?... 😉). Et je trouve que plus tu progresses et prends d'expérience à cheval plus tu prends conscience de l'importance du travail sur le plat et d'avoir un cheval bien mis en dressage pour pouvoir te faire plaisir et monter de niveau aussi à l'obstacle. Si ton cheval ne sait pas tourner, s'équilibrer, allonger ou revenir facilement à la demande sans obstacle, comment veux-tu qu'il le fasse en parcours?

Par contre 2 choses me posent toujours problème concernant le dressage : la piètre qualité générale de l'enseignement et la difficulté de trouver un coach digne de ce nom, et la problématique du dressage en compétition avec (ce n'est que mon avis) des aberrations dans le règlement, des problèmes de subjectivité dans le jugement, et des dérives...
Hey !!

Le dressage étant ma discipline préférée et montant en club, je trouve vraiment que cette discipline est mise en recul. Ces l'une des raisons pour laquelle je compte d'ailleurs arrêter le club.
Sauter c'est simple, tous les chevaux peuvent sauter. Travailler sur le plat aussi ils le peuvent tous, mais de la à vraiment faire du dressage c'est compliqué. Ça demande une vraie maîtrise de ses aides et de vraies bases de plat...ce qu'on apprend pas souvent en club.

En France en général c'est une discipline mal vue...il n'y a qu'à voir au dernier championnat du monde de dressage, l'équipe de France n'a même pas pu y aller car peu de sponsors équestres veulent s'engager dans le dressage en France. C'est bête car le dressage c'est ce qui a construit l'équitation en France d'ailleurs.

En club on aime pas le dressage car c'est "lent" souvent... mais c'est surtout parce que on l'aborde pas de la bonne façon. Et faire du dressage en reprise de 9 cavaliers ça devient vite de la mise en selle.

Bref, le dressage c'est une discipline très technique, qui a énormément d'avantage, y compris celui de faire progresser même dans les autres disciplines.
Hello !

Alors déjà moi je trouve qu'il faut différencier travail sur le plat, la base de tout qui permet de muscler le cheval, l'avoir droit, en avant, etc, et dressage en tant de que discipline à proprement parler (même si évidemment la différence est mince et se retrouve plutôt au niveau des objectifs finaux). Malheureusement dressage ET travail sur le plat sont souvent peu pratiqué, car comme il l'a été dit précédemment, le saut est bien plus vendeur.

Je pense qu'il est important de se forcer à faire du travail sur le plat, car il a été prouvé maintes et maintes fois que c'était un travail essentiel, à la base de tout, comme le rappelle en particulier Mathéa. Et je trouve ça dommage, voire criminel, que les clubs ne fassent pas un effort pour en faire plus, et que les moniteurs ne soient pas mieux formés non plus à faire de bonnes séances sur le plat. Et pour moi, quand je choisis un centre équestre ou un coach, je le juge beaucoup sur les séances de plat proposées (car c'est facile de trouver un bon club ou un bon coach pour le saut, mais c'est plus dur d'en trouver un compétent sur le plat). Je trouve que l'expérience de Louison avec un instructeur à l'ancienne est au final la meilleure qu'on puisse avoir, et je conseille toujours lors d'une inscription en club ou auprès d'un coach de demander quelle est la fréquence des séances de saut/plat, pour être sûr qu'il va nous aider à travailler dans le bon sens. Deux séances de plat pour une séance de saut me semble être un minimum, et même si le cavalier de CSO va être un peu frustré, ces séances de saut seront d'autant plus agréables.

En ce qui concerne le dressage en tant que discipline à proprement parler, moi je n'ai jamais trop entendu le cliché de "un cavalier de dressage c'est un flippé du saut" (et c'est un cliché idiot) mais par contre je suis d'accord sur le fait que c'est c'est une discipline parfois un peu guindé et trop stricte. Et je trouve aussi que c'est une discipline très frustrante et exigeante, car on peut mettre des années à avoir des sensations vraiment intéressantes. Et puis le cheval joue beaucoup, et on n'a pas tous les moyens d'avoir un super cheval de dressage avec lequel on va pouvoir vraiment progresser et avoir des sensations. Mais pour avoir la chance de pouvoir régulièrement monter des chevaux espagnols dressés haute école, les sensations du dressage n'ont rien à envier au CSO (et pourtant je suis une passionnée de saut d'obstacle) et il y a une subtilité dans le dressage qu'on ne retrouve pas dans le saut. Et ce que je trouve intéressant, c'est aussi de voir que la connexion au cheval n'a rien à voir entre saut et dressage. En saut, je trouve qu'on a une sorte de connexion qui passe par l'adrénaline, le risque, la vitesse, etc, alors qu'en dressage c'est une connexion qui passe par l'emploi d'un minimum d'aide, le fait d'habituer le cheval à sentir le moindre changement de poids et de position, etc. C'est vraiment différent, mais ce qui est chouette avec l'équitation c'est qu'il n'y a pas une discipline mieux que l'autre !
@matbo j'ai monté dans un club très très orienté CSO, mais avec un instructeur a l'ancienne qui imposait un rythme " deux séances plat, une séance obstacle" avec des séances de mise en selle et contrôle des allures intercalées.

Je reste encore une bille en dressage car ça restait plutôt basique et fait sur des chevaux de CSO donc plus difficiles a poser et moins avancés dans le travail qu'à l'obstacle, mais j'ai pu saisir son importance dans l'évolution d'un couple. On est allé jusqu'aux quart de pirouette pour travailler la direction en barrage XD

Mais c'est l'aspect très rigoureux du déroulement des reprises que j'aime moins. J'ai envie de progresser dans la discipline, mais le format de compétition/évaluation sous forme de reprise ne me plaît pas du tout. Pour être honnête, l'importance de l'esthétique m'énerve aussi de même que l'usage de la bride en compétition qui va pour moi a l'encontre de la recherche de la légèreté en objectif final.

Je ne dois pas être là seule dans ce cas, et ce côté figé dévalorise plus la discipline que le manque d'adrénaline a mon sens (car un allongement au trot réussi c'est aussi une belle dose d'émotions !).

Quant a l'enseignement en club, c'est très clairement pour "éviter" les enseignement rébarbatif des fondamentaux pour passer plus vite aux trucs "fun" qui vont fidéliser le client qui veut vite devenir Pénélope ou Bosty
Personnellement j'adore le dressage, et quand je montais encore en club je déplorais le peu d'enseignement qu'on avait sur le sujet, au détriment de l'obstacle.
Pour moi, avant d'être une discipline "pour elle-même", le dressage c'est avant tout une base nécessaire, vitale même, quelle que soit la discipline visée par la suite. Dresser, c'est obligatoire pour apprendre à ressentir et gérer la qualité d'une allure, une amplitude, un équilibre. On n'apprend pas l'impulsion ou l'équilibre directement sur les barres. Idem pour les aides latérales ou du tourner, on n'apprend pas à diriger en débarquant sur un parcours. Chaque notion utile dans des disciplines comme l'obstacle, mais aussi le cross, l'extérieur, le TREC, l'endurance, le horse-ball... s'apprend d'abord sur le plat, et finalement, ce n'est ni plus ni moins que du dressage.

Je pense donc que le dressage, c'est avant tout une base obligatoire que tout cavalier doit avoir, qui doit être pratiquée en premier dans l'apprentissage de l'équitation, et entretenue régulièrement ensuite tout au long de la vie du cavalier (et du cheval). Un couple qui sort en extérieur, qui saute, etc, doit revenir régulièrement au dressage pour entretenir les acquis, et bosser l'apprentissage, la disponibilité.

Ma vision du dressage passe donc d'abord par ce qu'on appelle "travail sur le plat", ce travail de fond qui sert de base à tout le reste.

Ensuite, en tant que discipline à part entière, je n'ai pas d'avis très novateur. Oui, je trouve que c'est une belle discipline, qui recherche l'harmonie, et ça je trouve ça très noble. Après, oui, je pense aussi qu'elle souffre d'une sous-médiatisation due à son aspect peu "spectaculaire", mais aussi de son côté un peu "snob". Non, je ne pense pas que les cavaliers de dressage doivent être vus comme des flippés de l'obstacle, parce que la plupart sont loin de l'être, et que même s'ils le sont, ça n'enlève rien à la qualité de leur travail ou à l'amour qu'ils portent à leur discipline.

J'ajouterais que, comme partout, le dressage en compétition a ses dérives, qui sont peut-être moins visibles qu'à l'obstacle ou sur les champs de course, et qu'il y a encore beaucoup à faire pour les chevaux de dressage qu'on bride à tout bout de champ pour qu'ils se tiennent. Mais bien sûr, on ne juge pas une discipline sur ses dérives, mais sur ses succès, et voir un couple suffisamment uni et fusionnel pour dérouler les reprises les plus techniques par des messages aussi fins que subtils et indétectables, c'est vraiment une expérience superbe.

Enfin, pour parler de la place qu'à la discipline dans les clubs, certes, elle est moins "vendeuse" que le saut, mais au final, ça s'inscrit dans une problématique plus large de l'équitation "bon marché". On veut rendre notre sport plus accessible, mais est-ce qu'on ne finit pas par sacrifier la qualité de l'enseignement au profit du plaisir qu'en tirent les pratiquants ? Est-ce qu'on ne sur-commercialise pas une pratique passionnée ? Sûrement que si. Le dressage est une discipline qui en pâti, comme tant d'autres.

Pourtant, le côté "travail sur le plat" reste un fondamental, au moins dans les débuts de la pratique. Je ne connaît pas de clubs où l'on ne passe pas par la case "aides de l'incurvation" et "impulsion et équilibre" avant de se mettre à sauter sérieusement. Peut-être que dans certains endroits, on met un peu ça de côté (ce qui est un tort), mais les Galops ont toujours une reprise de dressage à dérouler pour être validés. Les cavaliers qui pratiquent en club "classique" continuent à pratiquer le dressage. Ce qui se voit le plus comme système, ça reste le coup de l'alternance : un coup dressage, un coup saut, un coup dressage... une séance sur deux.

Enfin, pour évoquer mon expérience personnelle, j'ai une coach un peu "vieille école" qui fonctionne avec un rythme de séance encore différent, où l'on fait : dressage - saut - mise en selle - dressage - saut - mise en selle... etc. Avec ses plus jeunes, la mise en selle c'est plutôt ludique, des jeux, etc, mais en variant les positions assise, en équilibre, avec ou sans étriers, à cru... vraiment pour l'assiette. Ensuite, avec des niveaux plus élevés, les jeux laissent place à quelque chose qui se rapproche plus du dressage, mais toujours en travaillant vraiment la position du cavalier. C'est un système que je trouve bon, dans le sens où le cavalier s'habitue à faire moins de saut que de plat, et où l'on prend, je pense, plus conscience de l'importance de dresser. J'ai le sentiment que les cavaliers que je connais et qui, comme moi, ont toujours évolué avec cette coach, sont plus conscients de l'intérêt qu'on peut avoir pour le dressage - comparé à ceux qui ont un coach différent. L'intérêt qu'on peut porter à cette discipline dépend donc aussi énormément de l'éducation équestre qu'on reçoit initialement.
@travailofhorse tu as de la chance c’est rare les clubs très orientés dressage 😉
En effet il manque un gros côté médiatique. J’entends souvent le « c’est des flippettes ils ont peur de sauter 🙄 » ou alors « le dressage c’est le cheval pour les vieux »
Personnellement mon club est très orienté dressage. Effectivement cela requiert un plus grand travail et c'est bien moins impressionnant que des chevaux sautants 1m30. Donc ça attire moins les cavaliers, et par leurs biais les clubs
Bonjour Julia,
Beaucoup de club proposent plus facilement le saut que le dressage, c'est sûr. J'ai souvent entendu la réflexion d'une personne à une cavalière de dressage "tu fais du dressage parce que tu as peur de l'obstacle ?" De nombreux cavaliers se tournent vers cette discipline après s'être fait peur sur les barres mais je trouve vraiment dommage de réduire cette discipline à ça, la discipline des flippés du saut...
Je ne suis pas particulièrement fan, en fait j'aime bien dresser, apprendre les choses (je rêve de savoir faire la pirouette au galop) et à les exécuter par contre regarder du dressage même de haut niveau... il n'est pas toujours facile de comprendre les subtilités entre deux notes (un 7.3 et un 7.4 par exemple) et le côté peut être "guindé" (avec la redingote et le chapeau) peut peut être rebuter à s'intéresser. Il y a moins le côté ascenseur émotionnel quand on regarde une reprise.
Pour moi, elle manque clairement de médiatisation mais je pense aussi de moniteurs compétents pour bien l'enseigner aux élèves, contrairement au saut, on a les sensations tout de suite, la vitesse et je pense qu'elle est aussi beaucoup plus exigeante et technique et peut être donc beaucoup moins facile à appréhender et peut très vite décourager.
Discipline fondamentale, exigeante si on veut bien la pratiquer.
Ça demande une grande maîtrise de soi pour amener son cheval dans l'impulsion en gardant le calme et la cadence.
(Et il existe aussi des tire cul en dressage 😁)
Une super discipline qui apprend beaucoup et qui permet de créer un réel lien avec le cheval. malheureusement bien trop oubliée dans les clubs puisque que la mentalité est plus à la recherche de résultats qui tombent généralement plus vite en cso quand on a un bon tire-c*l 😕
Best discipline ever 😂 je ne suis pas objective