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J'aimerais monter un cheval, mais pour moi il est une vraie source de stress car il a fait tomber de nombreuses cavalières. Auriez-vous des conseils pour ne plus stresser ?

J'aimerais monter un cheval, mais pour moi il est une vraie source de stress car il a fait tomber de nombreuses cavalières. Auriez-vous des conseils pour ne plus stresser ?
Oui bien sur, j'en pense que je vais le monter soit fin août ou a la rentrée
N'hésite pas à nous raconter comment cela s'est passé !
Merci beaucoup pour avoir pris le temps de me répondre, ça ma beaucoup aider
Bonjour,
Une fois en stage on m'a attribué une jument dont j'avais très peur car je voyais mes copines tomber et se faire embarquer. J'appréhendais vraiment mais je suis rentrée dans son box, pour la panser, la seller,... j'ai profité de ce temps pour l'observer, respirer un peu, la caresser, j'ai passé en revue ce que j'avais pu apprendre pour gérer un cheval chaud. Je me suis surtout imposée de ne pas me laisser submerger par mes émotions, de rester calme, plus dans la suggestion, le vouvoiement. Ensuite viens l'échauffement à pied, mes peurs commencent à s'apaiser, je continue de l'observer à chaque demande, ses réactions. Lorsque je suis montée dessus, je me suis tout de suite sentie rassurée, les préjudices s'envolent, je me suis sentie connectée à elle. Au final, c'est probablement la jument qui m'a le plus apporté, j'ai passé des années magnifiques à la monter, on était vraiment en harmonie.
Je dirais que l'important c'est beaucoup d'observation, rester patiente, tester de nouvelles approches que ce soit à pied ou même monté, de nouvelles manières d'amener les choses. Au final, il me suffisait de penser galop pour qu'elle galope,etc... je ne dis pas que ça a toujours été évident ou que tu auras le déclic avec ce cheval. Mais c'est toujours ces défis qui remettent en question notre équitation qui nous apprennent beaucoup.
Et comme dit précédemment, essayer d'effacer les préjudices. Souvent ce sont nos appréhensions qui mènent à l'erreur, la chute.
Quand je dois monter un cheval comme ça qui a un certain "passif", j'essaye de l'aborder comme un cheval que je ne connais pas. Il y a une chose dont je me suis rendue compte, c'est que quand je vais monter en stage à l'extérieur, je n'ai pas d'a priori sur les chevaux, je ne les connais pas, donc je monte en étant vigilante mais sans pression inutile, et ça s'est toujours bien passé. Pourtant, parfois, après avoir mis pied à terre on me dit : "ah, tu as monté la terreur, il met tout le monde par terre d'habitude". Sauf qu'en fait, ces chevaux-là, si on les monte dans un bon état d'esprit, en ayant une équitation juste et sans se monter la tête, en général ça se passe bien. Donc quand je dois monter un cheval que je connais, et dont je sais qu'il est un "monsieur chûtes", j'essaye de retrouver cet état d'esprit, de l'aborder comme un cheval nouveau.

Pour ça, je commence par prendre mon temps au pansage, je passe du temps avec lui, j'essaye de voir ce qu'il a d'attachant. Plus on se sent attiré par un cheval, plus on lui trouve de qualités (il est beau, il vient chercher les câlins, etc), plus on se sent bien avec lui, plus il se sentira bien avec nous, et mieux ça se passera à cheval. Ensuite, quand je le monte, je veille à être sur mes gardes, mais pas trop. C'est un jeu de subtilité, il faut être vigilant sans devenir parano. Du coup, j'essaye d'être disponible à 100%, je suis bien attentive à ce qui se passe sous la selle, mais de manière décontractée, comme quand on cherche le bon geste en dressage, de l'attention mais pas de tension. Je me force à oublier un peu ce qui se passe autour : je respire, j'évite de me crisper au moindre bruit ou au moindre cheval qui nous croise.

Enfin, je ne sais pas exactement pourquoi le cheval dont tu parles fais tomber ses cavaliers, mais souvent, le stress monte quand il faut passer à l'allure supérieure, trotter, ou galoper, ou sauter... dans ce cas, si c'est un cheval qui a du tempérament et qui profite de ça pour s'exciter, la seule solution, c'est l'impulsion. Quand on a un cheval qui chauffe, on a envie de le bloquer, de le retenir, alors que ça n'aide pas forcément. Au contraire, dès le début de séance, il faut mettre le cheval dans l'impulsion, le garder dans la jambe, le mobiliser tout de suite. Sans l'agresser, bien sûr, mais sans le laisser installer lui-même le rythme. Si tu le laisse tranquille au début et que c'est lui qui prend la décision d'accélérer et de chauffer en cours de séance, il a gagné, et tu perds le contrôle. Si, dès la détente au pas, tu exiges de lui qu'il se mobilise et se mette en route, c'est toi qui donne le ton, il sent qu'il y a un cadre, et ça peut suffire à décourager un cheval qui cherche à tester son cavalier et à lui "échapper".

Donc première chose : dès le début tu l'aborde gentiment, avec sérénité, avec le sourire, en essayant de le voir sous un jour positif. Deuxième chose, tu essayes d'être attentive à lui et concentrée, sans te crisper, tu t'ouvre à lui sans te stresser pour rien. Enfin, tu le mobilise dès le début de séance, tu lui donne un cadre, tu lui demande des transition, des cercles, et surtout, de l'impulsion, pour que les demandes vienne de toi, qu'il trouve un cadre, des limites, et qu'il s'y adapte sans avoir envie de te déstabiliser.