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Flore Giraud : « J’ai toujours adoré la compétition »

Cavalière de haut niveau et ambassadrice de la marque Miasuki, Flore Giraud se confie sur sa passion pour les chevaux, son parcours sur les circuits et ses inspirations au quotidien. Rencontre.

Vous souhaitez poser une question à Flore Giraud ? Rendez-vous juste ici. Elle vous répondra dès que possible !


Horsealot : À quand remonte votre passion pour l’équitation ?

Flore Giraud : Mon grand-père était éleveur de chevaux de courses. Ma mère a toujours été passionnée par les chevaux et a fait du CSO pendant des années. C’est une passion familiale. Elle m’a transmis cette passion dès mon plus jeune âge. Elle montait à cheval au début de sa grossesse, j’étais donc déjà à cheval avant même de naître !

Horsealot : Racontez-nous votre parcours ?

F.G : J’ai été scolarisée à Paris donc je montais dans les alentours. Je passais mes week-ends aux écuries, j’aurais pu dormir dans les boxes. Je restais assister et aider à tous les cours du poney club. J’ai d’abord commencé par faire du concours à poney jusqu’au niveau GP, avec un poney familial que l’on a fait naître. Ensuite, j’ai commencé la compétition avec Olivier Bost et acquis de l’expérience au niveau international chez eux. J’ai également eu la chance de travailler deux ans avec Penelope Leprevost. Assister à ses entraînements est marquant dans la vie d’une cavalière. Elle m’a fait passer un cap et m’a aidée à être régulière sur le niveau deux étoiles.

J’ai fait deux saisons aux États-Unis, à Wellington, avec Katie et Henri Prudent. J’ai découvert un autre univers. Une qualité spéciale de concours et de chevaux de sports qui est impressionnante. Désormais, je travaille dans notre écurie familiale à Lécaude en Normandie.

Horsealot : Est-ce qu’il y a une compétition qui vous a particulièrement marquée et pourquoi ?

F.G : Je dirais que le concours qui m’a le plus marquée est ma première coupe des nations car c’était une atmosphère et une ambiance différentes. Ce sont de nouvelles sensations et émotions qui sont incroyables : l’esprit d’équipe et la fierté de représenter son pays sont des valeurs et un moteur uniques. Je dirais également ma première victoire dans une Ranking avec Voyou du Bobois. Cette victoire représente une belle satisfaction pour le travail que j’ai fourni sur ce cheval depuis deux ans.

Horsealot : Avez-vous toujours eu l’esprit de compétition ?

F.G : J’ai toujours adoré la compétition depuis que je suis petite. À l’adolescence, j’ai eu une période peu performante durant laquelle je n’étais pas assez compétitive. J’ai pris de l’expérience et de la maturité depuis un an en côtoyant les Américains ce qui me rend désormais très compétitive et déterminée.

Horsealot : Quelles valeurs vous enseigne l’équitation ?

F.G : L’équitation nous apprend la rigueur, la persévérance, l’exigence, savoir se remettre en question… Pouvoir passer nos journées aux côtés des chevaux nous permet d’être plus patients et à l’écoute. Toutes ces qualités sont, à mon avis, les bases du succès dans de nombreux domaines, même extra sportifs.

Horsealot : Les voyages font partie intégrante de votre quotidien. Comment parvenez-vous à jongler entre vie professionnelle et personnelle ?

F.G : On est en concours pratiquement tous les week-ends après cela dépend de notre piquet de chevaux. Je vis en Normandie et j’essaye généralement d’être un soir par semaine à Paris pour voir mes amis. J’ai la chance d’avoir des proches pas loin de là où je vis et de pouvoir les voir en fin de journée. Je m’organise aussi bien que je peux pour leur accorder du temps.

Horsealot : Vous êtes aujourd’hui ambassadrice de la marque Miasuki. Ce rôle était-il important pour vous ? En quoi consiste-t-il au quotidien ?

F.G : Miasuki est une très belle marque, j’ai vraiment de la chance de pouvoir la représenter aujourd’hui. La qualité des produits est fantastique. Tout est conçu pour mettre la femme en valeur en gardant le côté sportif et confortable. Je m’entends très bien avec la fondatrice et propriétaire de la marque qui me fait confiance, et nous échangeons souvent afin d’essayer de la rendre la plus visible possible. J’aime cette relation et je suis heureuse de lui être fidèle depuis de nombreuses années.

Horsealot : Selon vous, la mode prend-t-elle une place de plus en plus importante dans le milieu équestre ?

F.G : L’équitation est un sport élégant. Les marques de prêt-à-porter nous permettent de préserver l’élégance de ce sport tout en mettant en avant l’efficacité et le confort recherchés par tous les cavaliers.

Horsealot : En dehors de l’équitation, comment occupez-vous vos journées ? Avez-vous d’autres passions ?

F.G : Généralement les journées sont déjà bien chargées avec la gestion des chevaux. J’essaye néanmoins d’avoir une activité sportive quotidienne en parallèle (yoga, cardio ou renforcement musculaire) et j’adore passer du temps avec mes amies ou ma famille. Je suis également passionnée par l’œnologie. C’est une seconde passion familiale.

Je travaille aussi avec des startups dans le domaine de l’équitation, afin de développer de nouvelles technologies et technicités ou bien de travailler sur le côté médical. Je donne mon avis de cavalière et les aide à développer leurs produits.

Horsealot : Vous partagez régulièrement du contenu sur les réseaux sociaux, est-ce important pour vous de rester proche de votre communauté ?

F.G : Mon compte Instagram n’est pas uniquement professionnel. J’ai décidé de mélanger pro et privé pour que ma communauté voit vraiment ce que je fais au quotidien. Je suis attentive à l'accueil de chacune de mes publications afin de voir ce qu’aime le plus ma communauté.

Horsealot : Est-ce qu’il y a une cavalière qui vous inspire en particulier et pourquoi ?

F.G : Sportivement je suis impressionnée par Beezie Madden. Son calme et sa détermination en piste m’impressionnent. Ses parcours paraissent toujours d’une grande simplicité grâce à son anticipation sur chaque ligne. Elle arrive à faire cela avec relâchement et souplesse. Elle fait rythmer classe et victoires.

Horsealot : Comment imaginez-vous la suite de votre carrière à cheval ?

F.G : J’ai un projet excitant qui m’attend et auquel je vais donner mon maximum. Comme dit, je travaille dans des écuries familiales à Lécaude et nous souhaitons avoir une ou deux personnes qui louent nos boxes puisque nos écuries viennent d’être terminées. Nous allons également faire du commerce en parallèle.

Les sportifs vivent au jour le jour, surtout en ce moment. Je garde pour moi mes rêves et ambitions. J’espère pouvoir vous les évoquer dans une prochaine interview !

Crédit photo : Mackenzie Clark

Rédactrice : Marie Testa

 

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