The equestrian lifestyle community.

Marie Sapin : « Mon équilibre se trouve avec les chevaux »

Elle est cavalière, photographe, illustratrice, graphiste et ambassadrice de la marque de soins beauté Esthederm. Rencontre avec la pétillante Marie Sapin.

Horsealot : À quand remonte votre passion pour l’équitation ?

Marie Sapin : Ma passion a démarré très tôt. Je suis née à Paris et j’y ai fait toutes mes études, mais je passais tous les week-ends, ainsi que l’intégralité des vacances scolaires en Normandie, qui est par définition la terre du cheval. Il était donc facile de croiser la route d’un centre équestre. Je passais tout mon temps libre avec les chevaux. C’était d’ailleurs plus une passion que j’avais pour eux en tant qu’animaux, que spécialement pour l’équitation en elle-même, qui représente plutôt la pratique du sport. Jusqu’à mes 12-13 ans, les côtés sérieux et travail n’entraient pas en compte. Je m’en occupais, je jouais avec eux. Je pouvais participer à des cours ou même parfois ne pas monter du tout. Mais quoiqu’il arrive, je passais mes journées du matin au soir en leur compagnie. Ils représentaient ma liberté et une certaine évasion du quotidien, qui est assez scolaire à cet âge !

Horsealot : Racontez-nous votre parcours ?

M.S : J’habitais donc à Paris pour mes études, mais mon équilibre se trouvait avec les chevaux. Je ne pensais jamais à partir en vacances d’été ou d’hiver ailleurs qu’en Normandie. Au désespoir de mes amis ou ma famille qui ne me voyaient jamais (encore aujourd’hui !). À partir de mes 13 ans, il a fallu choisir entre le loisir et le travail plus rigoureux des compétitions. J’ai choisi cette option pour évoluer et je n’ai jamais voulu ralentir malgré mes études. J’étais très souvent absente au lycée à partir du mercredi, mais à la seule condition d’avoir mon bac ! Chose faite, c’était plus facile car j’ai fait une prépa d’Art Graphique, puis une école de design. Il y avait davantage de travail mais c’était un sujet qui me plaisait, donc plus agréable ! En plus de mes études et des concours, j’ai commencé à travailler dans la photo et vidéo sur certains évènements équestres. J’avais quelques angoisses en pensant au jour où je devrais « choisir » entre les chevaux et un travail plus formel, dans un bureau du lundi au vendredi soir… J’ai tenté de faire un stage dans une agence, mais j’avais l’impression d’être enfermée et de perdre ma liberté. Cela m’a permis de réaliser que je ne voulais pas de cette vie. Après ma 4ème année et l’obtention de mon diplôme, j’ai eu la chance d’avoir directement des propositions de travail. Dans le graphisme via Kevin Staut et dans l’événementiel (photos et vidéos) via la SHF. Ils m’ont tous les deux mis le pied à l’étrier ! J’ai déménagé en Normandie, pour continuer à monter au quotidien. Et c’est beaucoup plus naturellement que j’ai concilié mon activité sportive avec ma vie professionnelle, en faisant évoluer les deux.

Horsealot : Est-il important pour vous d’allier création de contenus et passion pour les sports équestres ? Avez-vous d'autres sujets de travail ?

M.S : Plus généralement, je pense qu’il est important d’être passionné par ce que l’on fait et par le sujet que l’on traite. D’une part parce que c’est plus agréable car ce n’est plus vraiment du travail et d’autre part parce que cela rend notre contenu plus riche et intéressant. En le présentant de la façon dont on le voit, en y apportant du vécu et de la sincérité. Je travaille également dans l’évènementiel nautique (courses au large, régates) grâce à Sirius Events, c’est un univers que je connais moins pour le moment mais qui m’intéresse énormément, et j’ai encore tout à découvrir !

Je suis assez bon public tant que l’on vit ce que l’on voit. J’ai des projets ponctuels dans plusieurs univers et je tiens à y rester ouverte.

Horsealot : Qu’est-ce qui vous plait le plus dans votre métier aujourd’hui ?

M.S : Indéniablement, ma liberté ainsi que la diversité de découvertes et aventures que mon métier me réserve. J’ai la chance d’organiser mes journées comme je l’entends, ce qui me permet de concilier un maximum de choses en faisant un minimum de concessions. Je peux travailler 15 heures par jour si besoin, ou la nuit, et me reposer lors des périodes plus calmes. Mon rythme dépend de mon travail et je trouve cela beaucoup plus productif.

Je suis assez rigoureuse, je préfère me botter les fesses toute seule plutôt que quelqu’un le fasse pour moi ! Avoir quelqu’un qui met la pression au-dessus de mon épaule, pour avancer et travailler, je ne supporterais pas ça !

Mon activité me permet également de ne jamais m’ennuyer : j’ai des périodes casanières où je travaille à distance depuis mon ordinateur pour toute la partie illustration et graphisme. Mais j’ai une autre dimension nomade, lors de mes déplacements pour de l’évènementiel et des reportages photos et vidéos. Cela me permet de voyager en France et à l’étranger, de rencontrer des gens, des nouvelles choses. Mais surtout, mon principal moteur, c’est l’émotion. C’est ce qui me fait aimer le sport. La plupart du temps nous sommes dans une bulle durant une période limitée, où toutes les émotions sont décuplées, j’y suis extrêmement sensible et mon objectif est de les capturer.

Horsealot : Où puisez-vous l’inspiration au quotidien ?

M.S : J’essaye de beaucoup observer et de m’intéresser à des choses différentes, pour stimuler mon inspiration. Souvent, elle nait d’une idée, d’une émotion, ou d’un mélange des deux. Je ne m’arrête jamais de penser donc les idées se succèdent. J’essaye de ne garder que les plus bizarres ou originales !

Le plus gros vecteur reste l’émotion quand même. Plus l’émotion ressentie est forte, plus la pensée devient claire et précise et l’histoire s’écrit naturellement.

Horsealot : Y a-t-il un cheval de légende ou d’histoire qui vous fait particulièrement rêver et que vous auriez aimé photographier ?

M.S : Si je devais citer un nom, ayant monté une courte période à poney, Dexter reste une légende qui n’a jamais trouvé son égal et qui a fasciné son public. J’aurais aimé suivre son évolution en coulisses, depuis son jeune âge. Mais chaque cheval possède quelque chose d’intéressant à photographier via son caractère, son regard, ses habitudes, son physique, qu’il soit une légende ou non, donc je ne m’attache pas particulièrement au côté « populaire » ou « historique » pour être attirée.

Horsealot : Vous êtes aujourd’hui ambassadrice de la marque Esthederm. Ce rôle est-il important pour vous ? En quoi consiste-t-il au quotidien ?

M.S : Ce rôle est chargé de sens pour moi. Tout d’abord car Esthederm est la première marque à m’avoir approchée pour me proposer son soutien, ce qui m’a énormément touchée, mais aussi parce que je suis leur première ambassadrice en équitation. Une « première » partagée qui marque d’autant plus notre histoire ensemble. Caroline Morise est aussi passionnée que nous et elle est un réel soutien en coulisses lors de chaque compétition.

Ensuite, c’est une marque que j’estime beaucoup pour ses valeurs et la place qu’elle a su se créer aujourd’hui dans l’univers du sport. Mon engagement auprès d’eux est d’autant plus sincère qu’avant de connaître Caroline je n’étais pas particulièrement axée produits de beauté, et je ne mettais aucune crème. C’était donc un challenge de me convertir et mission réussie je suis désormais très appliquée, j’ai pris réellement conscience des besoins de notre peau !

Cela implique aussi qu’au quotidien, nous respections les valeurs promues par Esthederm. En représentant la marque dans notre sport, il s’agit également d’intéresser le plus grand nombre, en faisant découvrir l’ensemble des gammes aux femmes et aux hommes, cavaliers et sportifs.

J’essaie aussi d’aider et de renseigner autour de moi les personnes qui ne sont pas encore sensibilisées aux besoins de leur peau. Les conditions difficiles du sport en extérieur, les compétitions, le manque de temps, ce n’est pas si facile de prendre bien soin de sa peau !

En tant qu’ambassadrices, nous sommes évidemment ouvertes si quelqu’un a besoin d’informations ou souhaite partager son expérience sur la marque avec nous.

Horsealot : Selon vous, quelle est la place de la mode et de la beauté dans les sports équestres ?

M.S : Je pense que c’est un secteur qui se fait une place dans ce sport. Il y’a quelques années, il n’en était pas particulièrement question ou alors uniquement dans certaines disciplines ou pays. Mais au même titre que la technologie qui évolue beaucoup dans ce sport par exemple, la mode et la beauté se popularisent et développent plusieurs créneaux pour correspondre à chacun, comme si ce sport n’en était pas qu’un, et devenait même un mode de vie. Tout devient un potentiel accessoire de mode et les sportifs sont de plus en plus sensibilisés sur la façon de prendre soin d’eux. Un véritable boulevard à saisir pour continuer de se développer pour ces secteurs.

Horsealot : Selon vous, met-on assez en avant le fait que l’équitation est le premier sport féminin en France ?

M.S : Je pense que l’équitation en tant que premier sport féminin est effectivement mis en avant, mais davantage via les centres équestres que par une éventuelle médiatisation du sport de haut niveau. Ce sport est ainsi souvent assimilé à un loisir plutôt qu’à un sport, à regret.

Horsealot : Quel est le cliché dont vous êtes la plus fière ?

M.S : Je n’ai pas encore de cliché dont je suis particulièrement fière. Certains me replongent dans des histoires ou des émotions mais je n’en ai pas encore un qui détrônerait les autres. J’espère vivre ce moment intense qui deviendra « le cliché de ma vie ».

Crédit photo : Jessica Rodrigues

Interview : Marie Testa


À lire également :

Esthederm : quand la beauté se passionne pour l’univers équestre

Les 4 podcasts à écouter pour les passionnés d’équitation

Flore Giraud : « J’ai toujours adoré la compétition »



Horsealot inspiration © Jessica Rodrigues / Marie Sapin Marie Sapin : « Mon équilibre se trouve avec les chevaux »

© Jessica Rodrigues / Marie Sapin

Derrière l'inspiration
Horsealot inspiration © Jessica Rodrigues / Marie Sapin Marie Sapin : « Mon équilibre se trouve avec les chevaux »

© Jessica Rodrigues / Marie Sapin


Horsealot inspiration © Marie Sapin / Esthederm Marie Sapin : « Mon équilibre se trouve avec les chevaux »

© Marie Sapin / Esthederm

Derrière l'inspiration
Horsealot inspiration © Marie Sapin / Esthederm Marie Sapin : « Mon équilibre se trouve avec les chevaux »

© Marie Sapin / Esthederm


Horsealot inspiration © Marie Sapin Marie Sapin : « Mon équilibre se trouve avec les chevaux »

© Marie Sapin

Derrière l'inspiration
Horsealot inspiration © Marie Sapin Marie Sapin : « Mon équilibre se trouve avec les chevaux »

© Marie Sapin


Horsealot inspiration © Marie Sapin / Esthederm Marie Sapin : « Mon équilibre se trouve avec les chevaux »

© Marie Sapin / Esthederm

Derrière l'inspiration
Horsealot inspiration © Marie Sapin / Esthederm Marie Sapin : « Mon équilibre se trouve avec les chevaux »

© Marie Sapin / Esthederm