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Margaux Rocuet : « Un cavalier donne tout son temps et sa vie aux chevaux, il n’y a pas de demi-mesure possible »

Issue d’une famille de cavaliers, Margaux Rocuet baigne dans le monde de l’équitation depuis son plus jeune âge. Très jeune, elle est sélectionnée par la FFE pour intégrer la prestigieuse Rolex Young Riders Academy et rapidement, elle se crée un nom en compétition. Sa passion pour les chevaux, son parcours, son statut d’ambassadrice Esthederm, son ambition… Elle nous dit tout.

Horsealot : À quand remonte votre passion pour l’équitation ?

Margaux Rocuet : J’ai la chance d’être issue d’une famille de cavaliers. Depuis que je suis née, les chevaux font partie de ma vie et cela me rend très heureuse. J’ai plein de photos avec mon père à cheval. Et à la plage en vacances, ma mère raconte que je dessinais des parcours dans le sable, je construisais même des rivières ! Déjà petite, je sautais des obstacles sur la plage ! Je suis convaincue qu’il est impossible de faire ce métier sans passion, c’est ce qui vous pousse à aller toujours plus loin et à faire tant de « sacrifices ». Un cavalier pro donne tout son temps et sa vie aux chevaux, il n’y a pas de demi-mesure possible dans notre métier.

Horsealot : Racontez-nous votre parcours ?

M.R : J’ai toujours monté dans les écuries de mon père. Quand j’étais au lycée, j’allais en cours la semaine et je trouvais quand même du temps pour monter à cheval. Le week-end, c’était déjà le rythme des concours. Mais avec la fac, tout est devenu de plus en plus dur, je suis devenue moyenne en cours et malheureusement aussi à cheval... À ce moment-là en 2014, par chance, ma mère m’a ouvert les yeux et m’a demandé de faire un choix. J’ai choisi la voix du cœur. Celle des chevaux. J’ai commencé à travailler dans les écuries de mon père. J’ai ensuite fait la connaissance d’Edouard de Rotschild qui m’a confié plusieurs chevaux puis je suis partie à l’étranger pour progresser : six mois en Allemagne chez Luciana Diniz puis chez Ludger Beerbaum. Avec Luciana, c’était ma première vraie expérience professionnelle. J’ai pu découvrir sa vision bien à elle de notre sport, l’importance de la relation cavalier-cheval, le partage et la complicité. Puis chez Ludger, j’ai appris quelque chose d’essentiel à mes yeux : le dressage et le travail des chevaux sur le plat. Grâce à Thierry Pomel, j’ai été sélectionnée par la FFE pour intégrer la prestigieuse Rolex Young Riders Academy. Rien de tel pour progresser et accéder aux plus beaux concours quand on est un jeune cavalier. J’ai ouvert grand les yeux et travaillé dur pour en tirer le meilleur. Ensuite, j’ai rejoint Jos Lansink en Belgique où j’ai pu mettre à profit tout ce que j’avais appris avec Luciana et Ludger.

Aujourd’hui, j’ai la chance de travailler en famille aux côtés de mon père. Chaque jour, je fais de mon mieux pour poser une pierre à l’édifice de tout ce qu’il a construit, avec force et résultats.

Horsealot : Quand avez-vous su que vous vouliez faire de la compétition à haut niveau ?

M.R : J’ai toujours voulu sauter plus gros et plus vite ! Quand j’étais petite, mes parents ne voulaient pas que je saute tous les jours. Alors, je disais que je partais faire une balade avec mon poney dans le bois des écuries et finalement, je me cachais pour sauter les obstacles du cross !

Horsealot : Vous voyagez constamment, avez-vous des tips de voyageur ?

M.R : Avec le rythme habituel des concours tous les week-ends, ma valise n’est jamais vraiment vide. Je ne la défais pas entièrement après chaque concours, je suis toujours prête à repartir !

C’est plus facile de s’organiser lorsqu’on a tout en double aux écuries et dans le camion : les tenues de concours ou du quotidien, mais aussi les produits Esthederm. J’en ai avec moi aux écuries, dans ma salle de bains, dans mon sac et dans le camion !

Horsealot : Vous êtes aujourd’hui ambassadrice de la marque Esthederm. Ce rôle est-il important pour vous ? En quoi consiste-t-il au quotidien ?

M.R : L’équitation est le premier sport féminin en France et Esthederm est une des rares marques beauté qui s’intéresse aux sports équestres. Il faut le souligner car les sponsors extérieurs au monde du cheval sont encore trop rares. Et ils ont bien raison d’être présents, car monter à cheval abime vraiment la peau avec le froid, le soleil, la poussière ou la fatigue. Ce partenariat me tient à cœur car le secteur de la beauté est peu présent dans notre sport. Je suis très fière de faire partie de la team des ambassadrices aux côtés de Pénélope Leprévost et sa fille Eden ainsi que Marie Sapin. Prendre soin de soi, de sa peau, de son corps, de sa santé, fait partie intégrante de la vie des sportifs et des cavaliers aujourd’hui. C’est pour cela que j’aime beaucoup faire découvrir les produits Esthederm à mes amis et à mon entourage, ils sont efficaces et simples d’utilisation. Je prends du plaisir à les utiliser autant qu’à les recommander et à les offrir, notamment à mes propriétaires. Aujourd’hui avec les réseaux sociaux, quand on est ambassadrice d’une marque, c’est beaucoup plus facile qu’avant de le faire savoir.

Horsealot : Selon vous, la mode et la beauté prennent-elles une place de plus en plus importante dans l’univers des sports équestres ?

M.R : En termes de mode, il y a beaucoup de marques. La plupart avec des matières de plus en plus techniques, confortables et personnalisables comme Collections Pénélope avec qui je collabore depuis cette année. Et avant de connaître Esthederm, je n’aurais jamais imaginé avoir comme sponsor principal une marque de cosmétiques !

La mentalité des cavaliers a changé et on fait, heureusement, de plus en plus attention à soi. Michel Robert a certainement été le précurseur de tout cela en prônant la vie saine, sans tabac ni viande, avec des étirements avant de monter à cheval et du yoga tous les jours…On fait de plus en plus attention au physique et à son apparence. Pendant le confinement, Kent Farrigton a même posté plusieurs stories de ses séances de sport très musclées, qui ont connu un véritable engouement. Le cheval est un athlète mais le cavalier aussi. Il est donc normal que les secteurs de la mode et de la beauté s’intéressent à notre univers. Tout cela est positif et tire l’équitation vers le haut. Cela tombe bien car notre sport a besoin d’être plus mis en avant et mieux compris du grand public.

Les marques de mode et de beauté véhiculent de belles images, donnant à notre sport une touche de glamour. Ces deux secteurs contribuent aujourd’hui à faire parler des sports équestres et c’est tant mieux !

Horsealot : Est-ce qu’il y a une cavalière qui vous inspire en particulier et pourquoi ?

M.R : Sportivement, c’est indiscutablement Pénélope Leprévost. Son histoire et son parcours sont incroyables. Elle n’est pas issue du monde du cheval et elle est championne olympique ! Elle est encore jeune et elle va certainement étoffer son palmarès dans les années à venir.

Humainement, j’ai beaucoup d’affection pour Eugénie Angot, elle est facilement abordable, toujours un petit mot sympa, souriante et disponible.

Horsealot : Y a-t-il une compétition ou un titre qui vous fait particulièrement rêver ?

M.R : Sans hésiter, les Jeux Olympiques ! Paris 2024 est un véritable rêve ! Un tel événement organisé en France doit faire vibrer de nombreux cavaliers, je ne suis pas la seule ! J’ai, cette année, dans mon piquet de chevaux Djibouti de Kerisac en qui je crois beaucoup. Récemment, j’ai posté une vidéo d’une séance de sauts sur les réseaux sociaux en mentionnant #paris2024, la vidéo a eu beaucoup de succès et j’ai reçu de très nombreux témoignages et d’encouragements qui m’ont beaucoup touchée. La route est encore bien longue, j’en suis consciente et je travaille tous les jours avec la quête permanente de progresser.

Horsealot : Qu’avez-vous envie de dire à la jeune génération, qui espère un jour atteindre votre niveau ?

M.R : Il faut avant tout être bien conscient de la difficulté du haut niveau. Il faut travailler dur mais aussi avoir de très gros moyens financiers pour y accéder. L’un ne va pas sans l’autre… C’est la réalité, le sport est devenu le « sport business ». Je fais partie de ceux qui, comme mon père, disent que les bases de l’équitation ne s’achètent pas et qu’il est absolument primordial de ne pas oublier le respect du cheval. Il ne faut pas se perdre dans toutes les tentations du « sport business ». Certains organisateurs font un travail fantastique pour que les concours restent de grandes fêtes équestres, sportives et populaires. Je pense notamment à la famille Mars qui organise le 5* de Dinard. Les places sont gratuites, le public est heureux d’être là, le concours est convivial, chaleureux. Il y a une ambiance de folie, tout le monde prend du plaisir et cela se ressent. Il n’y a pas de plus bel écrin et de plus belle publicité pour notre sport que le Jumping de Dinard. 

Crédit photo : Pixels Events

Interview : Marie Testa


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